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Polaris

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  1. Précisément ! Il y a des agglomérations bien équipées, d'autres très mal. Or, je crois qu'en 2035 toutes les voitures neuves vendues devront être electriques, pas seulement dans les zones bien équipées. C'est pourquoi un "droit à la prise universel" devrait exister, justement pour réduire ces énormes disparités d'une ville à l'autre en matière d'IRVEs. Après tout, il existe bien un droit à l'électricité, à l'eau courante, et plus récemment à la fibre et au reseau 4G, au même tarif qu'en ville, même dans les coins les plus reculés. Parce qu'on considère que ce sont des infrastructures de base qui doivent etre accessibles à tous les citoyens dans des conditions équivalentes. En tant que citadine, je paie mes abonnements d'eau d'électricité etc au même tarif que la maison perdue au fond des bois alors que la densité de population et la longueur des réseaux fait qu'il devrait être beaucoup plus cher, donc je paie plus cher que ce que je devrais pour les habitants des campagnes paie un tarif raisonnable. C'est normal. Donc à partir du moment ou l'état a décidé de supprimer à terme le VT, pourquoi laisser 30 % des automobilistes dans une situation clairement d'infériorité par rapport à ceux qui ont la chance d'avoir une solution de recharge personnelle ? (merci d'avance d'éviter la remarque gnangnan "personne n'a de pompe à domicile", j'ai déjà démontré 100 fois par calcul que c'est physiquement totalement incomparable en termes d'ordres de grandeur 😜 : un VE ne se rechargera jamais comme on fait le plein d'un VT, c'est de la physique de base). Et en ce qui concerne le fléau des câbles sectionnés, l'avantage des bornes AC urbaines, c'est précisément qu'elles n'ont pas de câble à demeure !
  2. Ben non, justement, pas partout. Dans ma petite ville (~20 000 habitants), il y a une douzaine de bornes publiques seulement (des 22kW, sauf une 100kW sur un parking excentré). La plus proche de mon appartement est à presque 15mn de marche (sachant que rien que dans mon quartier, il y a entre 300 et 500 voitures qui stationnent tous les soirs dans les rues faute de parking). Aucune nouvelle installation depuis au moins 2 ans : c'est au point mort. Pour ce qui est du prix : c'est 36cts en 22kW avec abonnement mensuel. Pas bon marché, pas horriblement cher non plus. Mais... Le hic c'est que c'est pour 2 heures de branchement maximum. Au-delà, c'est 10cts de pénalité par minute !!! Une recharge de 40kWh nets (4 heures) avec un chargeur embarqué de 11kW AC revient donc à la modique somme de 26.40€, soit 66cts le kWh (soit, à 18kWh aux 100km de moyenne dans ma situation - 45 km d'autoroute quotidiens -, sensiblement en effet le même prix aux 100km que ce que consomme ma vieille thermique sobre, 5l / 100km... ). Tarification pensée pour les recharges d'appoint courtes et occasionnelles, pas pour les nombreux "sans prise à domicile" qui feraient toutes leurs recharges sur les bornes publiques (sauf à accepter de faire des aller-retours entre la borne et la voiture toutes les 2h max...). Bref, je le dis et le redis, les automobilistes "sans prise à domicile" (dont je fais hélas partie) pourtant très nombreux restent l'impensé du VE. A quand un "droit à la prise" universel - au travail ou dans un rayon de 5 minutes à pieds de l'appartement - ?
  3. par contre, en électrique, Sauf pour les 30 % d'automobilistes "sans prise à domicile", éternels oubliés de la mobilité électrique...
  4. Plusieurs fabricants d'aviation générale (certification FAA/EASA de type CS-23) commencent effectivement à proposer des modèles à propulsion 100 % électrique. Le toulousain Aura Aero entre autre, qui a fait voler il y a près de 2 ans l'Integral-e, version 100 % electrique de son avion de voltige et d'instruction Intégral-S. Il est équipé d'un moteur Safran EngineUS, le 1ier moteur électrique d'environ 125 ch au décollage destiné à l'aviation générale, certifié par l'EASA et la FAA. Globalement, avec 1h-1h30 d'autonomie, ces appareils se destinent essentiellement à l'instruction et au tractage de planeurs. Dans une certaine mesure, ils peuvent même être un peu plus sûrs que leurs homologues à moteurs à pistons, la motorisation électrique offrant un minimum de redondance (bobinage statorique "double étoile" + onduleurs indépendants). Pour aller-au delà de ces domaines d'emploi, il faudra cependant que la densité énergétique des batteries évolue vraiment considérablement : avec une densité énergétique massique d'environ 12 kWh / kg pour le Jet-A contre 200Wh / kg maximum pour une batterie Li-ion de compétition (et encore, les rares batteries homologuées selon la norme aéro DO-311a sont plutôt autour de 150Wh / kg tellement ses exigences de sécurité, notamment le test d'emballement thermique, dépassent de très très loin tout ce qui se fait en automobile, ce qui se paie cash en terme densité), même en comptant un rendement carburant ou batterie -> arbre mécanique d'environ 0.30 pour un turboprop ou un moteur à pistons et 0.90 pour une transmission électrique, on reste dans un facteur de... 20 contre 1 en terme de densité d'énergie nette entre le pétrole et la batterie. Sans compter qu'un avion s'allège en consommant son carburant (c'est un facteur de 1ier ordre sur les perfos d'un moyen / long courrier), alors qu'une batterie vide ou pleine pèse la même chose. Bref, à moyen terme, la messe est dite. Cela dit des projets d'avions à propulsion électrique de plus forte capacité en PAX commencent à apparaître : mais ce sont soit des motorisations à pile à combustible (donc carburant H2), soit des architecture de type hybride-série rechargeable (en gros, des "PHEV qui volent"), où la très grande majorité de l'énergie électrique consommée pendant le vol est générée par une turbine à kérosène classique fonctionnant comme un "gros APU" (générateur electrique), les batteries n'étant là que pour fournir un appoint ponctuel ou une redondance, ce qui permet dans une certaine mesure d'optimiser le dimensionnement de la turbine. Bref, le vol transatlantique en airliner 100 % batterie, ce n'est pas encore tout-à-fait pour demain.
  5. EV6, TMY LR, A110 : c'est vraiment trop simple la vie en VE, y'à qu'à. On a pas les mêmes connaissances. Perso l'augmentation (sensible effectivement) du prix des VE d'occasion ne me fait pas sourire : ça les rend encore plus inaccessibles.
  6. Ma Megane 3 DCi 130 consomme 5.1 l aux 100km (moyenne relevée à la pompe sur une année soit ~25000km), avec un gros tiers du kilométrage sur autoroute habituellement parcourue à 120km/h (vitesse moyenne sur mon trajet domicile-travail de l'ordre de 65-70km/h). En plus je ne l'avais pas payée cher du tout, vraiment une super affaire rétrospectivement (bon c'est vrai que c'etait il y a 10 ans, l'inflation automobile a été vertigineuse depuis). Avant qu'on la revende pour ne garder que la Megane, la Twingo 2 75ch de mon épouse consommait 6l aux 100km d'un mélange 50 % E10 /50 % E85 (avec beaucoup de ville). Mais même de nos jours, des compactes familiales essence qui consomment autour de 5l aux 100km en moyenne - et même un peu moins en trajet urbain -, ça existe (Toyota Corolla et Renault Capture/Symbioz hybrides par ex). Après, si les automobilistes veulent absolument acheter des voitures plus chères et qui consomment commes des chars lourds, c'est leur problème...
  7. Je discutais il y a quelques semaines avec un collègue qui conduit un Renault Symbioz hybride (l'ancien 1.6l). Je pense qu'il a une conduite assez placide. Il m'a dit consommer environ 4l/100km en ville (là l'hybride marche vraiment très bien), autour de 5l hors agglomération, et 6l sur voie rapide. Donc 5l aux 100km de moyenne parait crédible. Et la dernière version 1.8l serait un peu plus sobre. D'après ce que j'ai lu, c'est aussi la consommation moyenne des HSD Toyota (voire un peu moins sur les Prius). Bien sûr il y a ma vieille Megane 3 break de 2012 qui atteint sans problème 4.5l aux 100km hors autoroute (je suis à 5-5.2l mais avec 35 à 40 % de kilométrage sur autoroute), avec en prime une fiabilité juste ahurissante qui m'étonne moi-même, mais des comme celle-là on n'en fait plus...
  8. Au XIXième siècle, les maîtres de forges expliquaient très sérieusement qu'il ne fallait pas trop payer les ouvriers, sinon il buvaient trop. C'est bien connu, les ménages pauvres ne savent pas gérer leur budget. On croyait que ce genre de propos ringards autant qu'extraordinairement méprisants appartenaient à un passé révolu. Manifestement, non :-( . Il ne faut jamais désespérer de l'être humain.
  9. Pour vous. Personnellement, et comme des millions d'individus, je ne voudrais pour rien au monde vivre à Paris, même si vous me donniez un Duplex de 150m² dans le XVIième. J'ai fait de gros sacrifices précisément pour vivre dans un territoire relativement peu dense: bien que vivant en appartement, je situerais mon habitat, dans le diagramme que vous présentez, à une échelle entre 0.80 et 1.20 (d'ailleurs je ne sais pas quelle est l'unité...?). Et c'est uniquement pour des motifs financiers, si j'en avais les moyens, j'habiterais sans hésiter en maison individuelle (raisonnable, sans terrain immense). "Certains vivent très bien leur sobriété ou leur renoncement à certaines choses. Il y trouvent du sens et un épanouissement dans la mesure où ça les dégage des injonctions consuméristes. À titre personnel, je trouve que ma transition personnelle est très heureuse.": j'en suis sincèrement heureux pour vous. Pour des millions d'autres de vos concitoyens, ce ne sera pas heureux du tout. Si vous ne pouvez concevoir l'altérité et la diversité, c'est fichu. Et cette référence permanente aux "injonctions consuméristes" masque également la moitié de la réalité. Je ne doute pas que cela existe, notamment dans les grandes villes. Mais dans les territoires ruraux, c'est très différents. Ici, la pub, le derniers smartphone, le dernier SUV ou la dernière fringue à la mode, 90% des gens s'en balance déjà totalement. Mon smartphone est un LG5 de 2016 acheté d'occasion. Ma bagnole est une Renault de 2012. La moitié de mes fringues sont celles de mon beau-frère. Je ne regarde presque plus la TV, je ne suis sur aucun réseau social, alors la pub... ! Et autour de moi, mon mode vie est majoritaire. Vous dites vous être débarrassé de vos "pulsions consuméristes": je vous félicite. Par chez moi, ça fait belle lurette que c'est le cas et que nous avons un mode de vie relativement 'simple', et on n'a même pas eu à faire d'efforts particuliers, c'est ancré dans les modes de vie (ce n'est pas pour rien que certains partis politiques de gauche et de droite nourrissent une évident mépris pour les habitants des territoires ruraux: pas assez écolos, pas assez cultivés, pas assez 'woke', pas assez éduqués, pas assez friqués, pas assez à la mode, pas assez "modernes' etc). ça n'empêche pas que même ici vivre en habitat particulier est plus agréable qu'en appartement, que nous utilisons de vieilles voitures parce que nous apprécions les activités de plein air (aller en montagne faire du VVT de l'escalade ou du ski de rando c'est beaucoup plus pratique en break qu'en bus) plutôt que les sorties en centre commercial, au cinéma ou au musée comme les "gens de la (grande) ville", que nous apprécions de faire un barbecue le WE même si certaines figures politiques emblématiques nous ont raillé avec condescendance pour cela. En d'autres termes: se détacher du mode de vie "consumériste" des grandes villes est certes une condition nécessaire, mais pas du tout suffisante pour prétendre que la transition sera indolore et agréable. "Quand ce genre de désagrément devient insupportable, c'est qu'on n'est pas loin de la dépression.": oui, et ? des millions de français vivent avec un symptôme dépressif. ça a été mon cas, ça le sera probablement un jour de nouveau. Et effectivement, dans ces moments-là, j'ai observé qu'éviter la promiscuité, la "densité" (sans tomber dans la solitude intégrale), faire un tour en forêt ou en montagne, était un très bon remède. Globalement, vous et moi ne serons jamais d'accord sur la "densification". Pour moi, clairement, l'être humain n'est tout simplement pas biologiquement conçu pour vivre comme cela.
  10. Faire croire aux "gens" qu'il serait possible d'éviter la décroissance est un jeu dangereux. Je suis d'accord. Mais il est tout aussi dangereux de faire croire à la population que, pour la majorité de nous autres occidentaux, cette décroissance sera agréable, au travers de slogans idiots du style "sobriété volontaire" ou "décroissance heureuse", alors qu'à l'évidence ce ne sera pas le cas. "Densifier l'habitat" n'a rien de désirable : j'en sais quelque chose, et tous ceux qui vivent en HLM encore plus. C'est probablement nécessaire, mais pas agréable. Quand un medecin vous dit que pour vous sauvez la vie il n'y a pas d'autre choix que de vous amputer la jambe ou vous enlever un poumon, aimeriez-vous qu'il ajoute "vous allez voir, ça va être super" ? Presenter la nécessaire transition écologique comme "sympa", ce qu'elle ne sera à l'évidence pas pour la grande majorité d'entre nous (sauf les ménages vraiment très pauvres), c'est prendre nos concitoyens pour des idiots, et in fine décrédibiliser le discours politique environnementaliste.
  11. Je suis sincèrement assez admiratif devant le travail que vous avez abattu. Mais il faut être bien conscient que ça a été possible parce qu'il s'agit de maisons individuelles. En copropriété urbaine, surtout sur des bâtiments anciens, c'est souvent beaucoup plus difficile (même si je suis conscient que même en maison individuelle on ne peux pas faire n'importe quoi, il y a des règlements à respecter, mais il y a tout de même beaucoup plus de marges de manœuvre individuelles). Exemple: dans mon petit immeuble de 7 lots bâti dans les années 1900 et situé en zone protégée (autorisation ABF obligatoire pour tous travaux touchant l'enveloppe extérieure du bâtiment -> ~18-24 mois d'attente rien que pour l'étude dossier, et le gars est du genre tâtillon), impossible de toucher aux murs extérieurs, à la toiture en ardoises, aux planchers (le voisin est juste en dessous...), de mettre des volets roulants isolants (persiennes en métal grises obligatoires) etc sans passer par accords mairie + ABF + copropriété. Inutile de dire que cette triple barrière d'autorisations règlementaire paralyse à peu près toute initiative individuelle. Chauffages individuels au gaz -> c'est du ressort de chaque copropriétaire, pas d'emplacement dans l'immeuble pour installer une chaufferie commune. Pas de balcon ni de terrasse pour installer discrètement un échangeur externe, évidemment interdit en façade. De toute façon installer une PàC (ou du chauffage électrique joule) nécessiterait de refaire toute la colonne montante électrique de l'immeuble qui n'est pas dimensionnée pour -> travaux nécessairement de niveau copropriété. On a fait du mieux que l'on a pu avec ces contraintes: isolation intérieure, menuiseries de qualité (avec un style particulier obligatoire, ça nous a coûté une fortune), régulation centralisée du chauffage et chaudière à condensation au top. Couplé au fait que l'appartement est situé à un niveau intermédiaire avec une façade plein sud et aux 60-70cm d'épaisseur de pierre des murs, l'isolation est correcte (consommation de gaz ~90kWh/m2/an pour le chauffage et l'ECS, ce qui est plutôt très peu pour un bâtiment qui a 120 ans). Par contre installation d'une PaC air/eau ou de splits quasi impossibles - enfin peut-être que si, mais avec d'énormes contraintes d'installation, d'urbanisme et uniquement au travers d'un projet de reconstruction globale de l'immeuble (qui le rendrait probablement inhabitable pendant quelques mois donc relogement nécessaire...), ce qui en l'état des règles de prise de décision en copropriété et de la l'hétérogénéité de situation des copropriétaires (allez motiver des retraités modestes de 70-75 ans pour s'endetter sur 20 ans - à supposer qu'il soit possible de trouver une banque qui accepte - pour faire des travaux lourds de plusieurs dizaines de milliers d'€ rentabilisables sur 20-30 ans...), est totalement illusoire. Sans négliger que le cas des petites copropriétés comme la notre est la pire des configurations car ce genre de travaux d'ampleurs nécessite des études complexes par un BET, à peine moins couteuses que sur un immeuble HLM de 50 lots mais dont le cout ne sera réparti que sur un tout petit nombre de copropriétaires... Donc énormes couts fixes. Notre appartement est relativement bien isolé et consomme finalement assez peu de gaz (~85€ / mois pour 110m2), par contre en été, passés les 5-6 jours d'inertie thermique permis par la masse de la maçonnerie, c'est une bouilloire thermique (32°C mercredi pour 42°C dehors). La façade plein sud en hauteur et un gros avantage en hiver, par contre en été c'est devenu problématique, surtout depuis qu'il y a 10 ans la mairie a fait couper les grands platanes plantés le long de l'avenue et qui faisaient de l'ombre jusqu'au 3ième étage (justification donnée par la mairie: ils étaient malade, coutaient cher en élagage et leurs racines causaient des dommages chroniques aux réseaux enterrés). Ils ont été remplacés par de petits palmiers qui procurent quasi zéro ombre et jusqu'au 1ier étage seulement :-( . Mauvaise décision, mais la mairie ne nous a jamais demandé notre avis et même s'ils replantaient des arbres maintenant il faudrait 15-20 ans pour avoir de nouveau une façade ombragée. Va falloir apprendre à vivre sans. Je ne reviens pas sur la difficulté objective de passer au VE quand il n'y a pas de parking dans la copropriété donc impossibilité de recharger à domicile, je vous ai déjà suffisamment bassiné avec ça. Autre fun fact: l'OPAC local a récemment (~3 ans) entièrement rénové en profondeur toute une barre de HLMs (~100 logements) dans un quartier voisin (construction des années 1970, hors périmètre protégé). ITE, VMC probablement double flux, menuiseries neuves... gros chantier. Malgré cela, TOUS les appartements sont restés chauffés par chaudière gaz individuelle (probablement à condensation). Elles sont neuves, je ne pense pas qu'elles soient changées par un autre dispositif n'émettant pas de CO2 avant au moins 15-20 ans. Tout ceci pour dire que la rénovation énergétique dans le bâti collectif (~45% de l'habitat français) va être longue, couteuse et compliquée. Les pouvoirs publics - alors que ce sont eux qui font les règlementation qui rendent précisément cette rénovation extrêmement complexe - ne l'ont absolument pas intégré. Paradoxalement, on lit partout que l'habitat individuel doit être dissuadé et l'habitat collectif encouragé. Pourtant, objectivement, le premier sera beaucoup puis simple à rénover que le second.
  12. Et une "charge" qui aurait fait rougir Richard Virenque et Lance Armstrong ;-).
  13. Je dirais même que c'est pire que ça: notre instinct d'animal nous encourage naturellement à aller vers le plaisir et le moindre effort. Or malgré tout ce que l'on peut lire ici ou la de "transition désirable" et "d'imaginaires alternatifs", je ne vois pas comment la - nécessaire - transition énergétique (et civilisationnelle) - pourrait être agréable. Je suis même persuadé que ce sera une purge. Parce que l'on a tous des domaines où l'on pourra faire des sacrifices pas trop douloureux, mais aussi d'autres où ce sera extrêmement difficile à faire volontairement. ça dépend des individus et des domaines. Dans mon cas par exemple, je n'aurais aucun mal à renoncer à l'avion - je n'ai pas mis les pieds dans un zinc depuis plus de 18 ans - ou à la maison individuelle et à la climatisation (il fait actuellement 32°C dans le salon de mon appartement et ça va - enfin, je dirai peut-être autre chose dans 20 ans). Par contre, vous allez certainement trouver ça très bête, mais renoncer à manger au moins une fois par jour un produit carné - même si par ailleurs ce serait meilleur pour ma santé - est pour moi totalement inenvisageable. Les 100g de protéines animales hebdomadaires cités par @suseng seraient pour moi hyper douloureux, à tel point que je doute d'y parvenir volontairement. Une forme d'addiction à la viande, quoi (j'en suis pas fier mais je suis lucide). Concernant la bagnole et n'aimant personnellement pas particulièrement conduire, autant je serai extrêmement soulagé de ne pas avoir faire mes 90km quotidiens pour le travail, autant l'extraordinaire instrument de liberté qu'est la voiture individuelle me manquerait énormément, par exemple pour aller en montagne le WE (c'est ma passion: rando, escalade, ski de rando - ça ça risque d'être réglé dans les prochaines années :-( -, canyoning etc) - inutile de préciser que là où je vais les transports en commun sont quasi inexistants, c'est même bien le but -. Autre type de sacrifice: pour réussir la transition, le travail notamment agricole devra nécessairement être beaucoup moins mécanisé. De manière générale, il faudra beaucoup moins de machines et beaucoup plus d'huile de coude. Toutes les études prospectives montrent que les fameux 'emplois verts" de demain sont en très grande majorité - si l'on excepte quelques métiers de haut niveau - des emplois de salarié agricole, de poseur d'isolation, de livreurs à vélo etc. Bref, on aura besoin de beaucoup moins d'étudiants en STAPS, en sciences humaines, en droit, d'influenceurs sur TikTok, d'intermittents du spectacle, et de beaucoup plus d'ouvriers agricoles pour récolter et arracher les mauvaises herbes à la main (dehors par tous les temps), de poseurs d'ITE, de PAC et de pannes PV, de manutentionnaires (pas pour Amazon hein), de pédaleurs pour les livraisons locales etc. Sérieusement: faites un sondage auprès des jeunes de votre entourage pour savoir si ce sont les métiers dont ils rêvent (mes propres enfants trouvent déjà que mon job en usine auquel je tiens beaucoup - dans des bancs d'essais industriels nickels et parfaitement climatisés, sans charge lourde ni mouvement répétitif, et techniquement passionnant - est digne de Zola !). Posez-vous la question de savoir si c'est vraiment les métiers que vous voulez pour vos propres enfants (bon, influenceur sur TikTok c'est pas génial non plus....). Comme le dit Jancovici, l'énergie a permis de démultiplier nos possibilités, de mécaniser la plupart des travaux physiquement durs (même s'il en reste), de nous tourner vers des tâches plus "nobles" (influenceur sur TikTok per exemple - décidemment ça m'obsède). Il est douteux que les énergies vertes et l'électrification puisse nous permettre d'avoir accès à autant d'énergie que les fossiles (en électricien, je pense que le problème sera en fait plus la puissance disponible à un instant t plus que l'énergie - bien sûr on peut passer de l'un à l'autre via du stockage / déstockage mais quoi qu'en dise @rv45bis, ce n'est pas si simple et je pense que l'on ne pourra matériellement pas fabriquer autant de batteries / STEPS que nécessaire). Donc il va falloir se retrousser les manches ou se restreindre. Franchement, cette perspective - par ailleurs inévitable - vous fait plaisir, vous ???
  14. C'est décidemment marrant: dans le domaine des bagnoles, les PHEV ce serait le mal absolu; par contre pour illustrer l'électrification de l'aéronautique, vous ne trouvez rien de mieux que de citer en exemple un concept (celui du toulousain Aura Aéro, mais c'est peu ou prou la même chose pour Voltaéro, Electra Aero etc) qui est très précisément un hybride rechargeable, dont l'énergie embarquée dans les batteries doit être très inférieure à 10% de celle embarquée dans les réservoirs... (en fait, dans tous ces concepts, les batteries sont utilisées de manière très ponctuelle - décollage, panne ... - pour assister ou remplacer (très) temporairement en cas panne un turboalternateur qui fournit ~ 90-95% de l'énergie nécessaire au vol, et qui carbure au bon vieux JET A...). Désolé, mais c'est pas pour tout de suite qu'il sera possible de se faire un p'tit WE en Corse ou en Tunisie en avion avec la conscience tranquille d'un vol 'vert' sans émissions de CO2.
  15. Bonjour @bernhara , passer au VE sans solution de recharge personnelle, à domicile ou au travail, n'est déjà pas une situation enviable (je suis dans le même cas). Mais dans ce cas de figure, le PHEV me semble être la pire des solutions. L'hybride rechargeable n'a de sens qui si on peut le recharger très souvent, idéalement chaque jour. Sans prise domestique, vous allez devenir littéralement esclave de la borne publique. Cela ne me parait pas viable. Quand on ne peut pas charger en temps masqué, la conclusion de mon analyse personnelle est que pour passer au VE sans inconfort majeur, il faut idéalement avoir près de chez soit ou au supermarché que l'on fréquente habituellement un chargeur DC rapide bon marché, et acheter un VE avec une autonomie pratique (donc 10-80 % ou 10-90 % SoC, pas 0-100 % ) permettant de faire face à une semaine complète de roulage typique en saison hivernale, et qui puisse recharger rapidement, c'est à dire dans les 30-40mn que durent les courses hebdomadaires typiques. A moduler selon vos habitudes. Vous pourrez alors vous contenter d'une recharge par semaine en temps masqué, ce qui paraît très acceptable.

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