Le développement de la voiture électrique ne dépend pas seulement des performances des modèles. On le répète assez souvent ici... Cela repose aussi sur la capacité des pays à déployer rapidement un réseau de recharge fiable et bien réparti. C’est sur ce point que le Parlement européen veut agir en s'attaquant à la lourdeur administrative. Dans le cadre du « Grid Package » de l’Union européenne, les eurodéputés souhaitent simplifier les procédures d’autorisation pour certains projets liés à l’énergie et à la recharge.
Derrière ce projet, l’idée est de faciliter l’installation de bornes rapides sur des sites déjà artificialisés. En clair, des lieux comme les aires d'autoroute pourraient être concernés, même si la définition exacte de ces « structures artificielles » reste encore à préciser.
Mais la proposition la plus marquante concerne les stations de recharge dont la puissance est inférieure à 1 MW. Sur ces fameux emplacements artificiels, leur construction pourrait ne plus nécessiter d’autorisation préalable. Pour les installations solaires, les systèmes de stockage et les bornes de recharge (hors zones artificialisées), le Parlement souhaite aussi relever de 100 à 200 kW le seuil à partir duquel une autorisation est obligatoire.

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Les députés veulent également fluidifier les délais de raccordement et d’autorisation. Pour les stations jusqu’à 1 MW, la durée maximale serait fixée à trois mois. Pour les projets plus importants, elle pourrait atteindre six mois. Ils proposent également de considérer comme « automatiquement validées » les demandes restées sans réponse à l’issue du délai prévu. Un point sensible, auquel les États membres semblent pour l’instant opposés.
Pour le moment rien n'est encore acté. La position du Parlement doit désormais être discutée avec la Commission européenne et le Conseil, qui représente les États membres. Les négociations s’annoncent tendues, car le Parlement va plus loin que les autres institutions. Mais le signal est clair : Strasbourg cherche à lever les obstacles administratifs qui ralentissent la construction des infrastructures de recharge en Europe.











