ex Automobile Propre

Aides à l’achat voiture électrique 2026 : bonus et primes

En 2025, les aides à l’achat d’une voiture électrique comme le bonus écologique facilitent l’accès à la mobilité durable.

Vous souhaitez acheter une voiture électrique en 2026, mais vous ignorez quelles aides sont encore disponibles ? Ce guide récapitule les principales aides à l’achat d’un véhicule 100 % électrique ou hybride rechargeable. Bonus écologique, prime coup de pouce, leasing social : les dispositifs évoluent chaque année. Ce dossier, mis à jour pour 2026, vous aide à comprendre simplement quelles aides s’appliquent à votre situation.

En 2026, plusieurs dispositifs soutiennent encore l’achat ou la location d’une voiture électrique :

  • Prime coup de pouce : remplace le bonus écologique, jusqu’à 4 200 € selon les revenus.
  • Leasing social : de retour en 2026, avec une aide pouvant atteindre 7 000 € pour réduire les loyers mensuels.
  • Prime à la conversion : supprimée fin 2024 et non reconduite cette année.
  • Aides locales : limitées, mais certaines régions aident encore les entreprises à acquérir des véhicules électriques ou hydrogène.
  • Aides à la recharge : prime ADVENIR pour les bornes, notamment en copropriété.
  • Exonération de taxes : les entreprises restent exonérées de TVS sur les voitures électriques de leur flotte.

Ce dossier détaille les conditions, les montants et les critères d’éligibilité de chaque dispositif afin de vous aider à identifier les aides auxquelles vous avez droit.

Chaîne de production automobile en Europe - score environnemental des voitures électriques 2025

Le score environnemental prend en compte l’impact carbone de la fabrication des véhicules électriques, notamment selon leur lieu de production.

Avant de parler des aides, il convient d’abord de vérifier si le véhicule que vous souhaitez acheter est éligible. En effet, toutes les voitures électriques ne peuvent pas bénéficier d’un coup de pouce financier.

Seuls les modèles dont le prix de vente hors option n’excède pas 47 000 € et le poids reste inférieur à 2,4 tonnes peuvent prétendre aux aides gouvernementales. Depuis 2024, le prix des options n’entre plus dans le calcul du plafond, ce qui permet de choisir davantage d’équipements sans dépasser le seuil.

Un autre critère décisif est apparu fin 2023 : le score environnemental, aussi appelé éco-score.

Ce dispositif prend en compte l’empreinte carbone du véhicule sur l’ensemble de son cycle de production, depuis l’extraction des matières premières (notamment pour les batteries) jusqu’à son transport.

Chaque modèle reçoit une note sur 80 points. Pour être éligible, il doit obtenir au moins 60 points. En dessous, aucune aide ne peut être accordée, quelle que soit la motorisation.

Ce changement a exclu plusieurs modèles du dispositif, notamment la Dacia Spring, la MG4 ou encore la Tesla Model 3, toutes fabriquées en Chine.

Retrouvez la liste complète des modèles encore éligibles au bonus écologique dans notre dossier dédié.

En résumé, un véhicule électrique neuf est éligible aux aides en 2026 si :

  • Son prix de vente hors option est inférieur à 47 000 €.
  • Son poids n’excède pas 2,4 tonnes.
  • Son éco-score est supérieur à 60/80.


À lire aussi

Mis en place en 2008, le bonus écologique visait à encourager l’achat de véhicules moins émetteurs de CO₂.

Depuis le 30 juin 2024, ce dispositif a été remplacé par la prime coup de pouce véhicules électriques. Ce changement n’est pas qu’une question de nom : il s’accompagne d’un nouveau mode de financement.

Désormais, l’aide n’est plus financée directement par le budget de l’État, mais par les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE), un mécanisme alimenté par les fournisseurs d’énergie (électricité, gaz, carburants).

Pour les particuliers, la finalité reste la même : réduire le coût d’achat d’un véhicule électrique neuf.

Les montants sont identiques à ceux de l’ancien bonus écologique, avec une modulation selon les revenus du foyer.

Montant de la prime coup de pouce 2026 :

  • 4 200 € pour les ménages modestes, avec un revenu fiscal de référence par part jusqu’à 26 200 €.
  • 3 100 € pour les ménages dont le revenu fiscal dépasse ce seuil.
  • Certaines voitures non éligibles à la prime principale peuvent bénéficier d’une aide CEE spécifique (par exemple, 330 € pour la Dacia Spring).

Ce dispositif conserve la plupart des critères d’éligibilité de l’ancien bonus écologique :

  • véhicule neuf électrique (hors hybride),
  • prix de vente hors option inférieur à 47 000 €,
  • poids maximal de 2,4 tonnes,
  • éco-score supérieur à 60 sur 80.

Les démarches sont simplifiées : le concessionnaire ou le vendeur agréé applique directement la réduction sur le prix d’achat, puis se fait rembourser par l’organisme gestionnaire des CEE.


À lire aussi

Le bonus écologique pour l’achat d’une voiture électrique d’occasion

Depuis le 1ᵉʳ janvier 2024, les voitures électriques d’occasion ne bénéficient plus du bonus écologique.

Le gouvernement a supprimé cette aide afin de concentrer le dispositif sur l’achat de véhicules neufs produits en Europe et répondant au score environnemental minimal.

Les particuliers qui souhaitent acheter un véhicule électrique d’occasion peuvent toutefois profiter d’autres dispositifs, comme la prime à la conversion (si elle est rétablie) ou certaines aides locales encore en vigueur dans quelques régions ou métropoles.

Le bonus écologique majoré dans les départements d’Outre-Mer

Jusqu’au 1ᵉʳ juillet 2025, les acheteurs de voitures électriques dans les départements et régions d’Outre-Mer bénéficiaient d’un bonus écologique majoré.

Cette aide supplémentaire visait à compenser les coûts de transport et d’importation des véhicules électriques sur ces territoires.

Le dispositif a depuis été supprimé par le gouvernement, dans un souci d’harmonisation avec la métropole.

Les particuliers ultramarins peuvent toutefois se renseigner auprès de leurs collectivités locales, certaines maintenant des primes régionales ou aides à la recharge pour encourager la transition électrique.

Le leasing social pour l’achat d’une voiture électrique en 2026

Citroën ë-C3 électrique proposée en leasing social à moins de 100 euros par mois

Le leasing social permet d’accéder à une voiture électrique neuve à coût réduit.

Promis de longue date par Emmanuel Macron, le leasing social a été lancé début 2024, avant d’être suspendu face à une forte demande.

Bonne nouvelle : le dispositif fera son retour en 2026, avec des conditions similaires et un budget renforcé.

Le leasing social prend la forme d’une location longue durée (LLD). Son objectif est de rendre la voiture électrique accessible aux foyers modestes, grâce à une aide pouvant atteindre 7 000 €, versée sous forme d’apport ou de réduction de loyer.

Montant de l’aide et loyers pratiqués

L’aide permet de proposer des loyers très bas :

Les commandes ouvrent le 30 septembre 2025, dans la limite de 50 000 dossiers acceptés.

Conditions d’éligibilité

Pour obtenir le leasing social, il faut :

  • être majeur et domicilié en France ;
  • disposer d’un revenu fiscal de référence par part inférieur à 15 400 € ;
  • utiliser sa voiture pour se rendre au travail à plus de 15 km de son domicile,

    ou effectuer au moins 8 000 km par an dans le cadre professionnel.

À noter : le dispositif prend en charge un maximum de 12 000 km par an. Au-delà, des frais supplémentaires peuvent s’ajouter. Idem en ce qui concerne l’entretien et l’assurance qui ne sont pas compris dans le leasing social, sauf exception.

À savoir avant de signer

Le leasing social reste une LLD classique : le véhicule doit être restitué au bout de trois ans, avec d’éventuels frais de remise en état. Les démarches administratives sont simplifiées : c’est le vendeur ou le constructeur qui gère directement la demande d’aide pour le client.


À lire aussi

La prime à la conversion, qui permettait jusqu’en 2024 de bénéficier d’une aide lors de la mise au rebut d’un véhicule ancien, a été supprimée le 2 décembre 2024 pour tous les véhicules, y compris les modèles électriques et hybrides rechargeables.

Cette décision s’inscrit dans la réorganisation globale des aides à la mobilité, au profit du leasing social et de la prime coup de pouce véhicules électriques, jugés plus ciblés.

La majoration ZFE également supprimée

Jusqu’à fin 2024, une majoration spécifique était accordée aux résidents ou aux travailleurs des Zones à Faibles Émissions (ZFE).

Ce coup de pouce supplémentaire, pouvant atteindre 1 000 €, visait à accélérer le renouvellement du parc automobile dans les zones les plus polluées.

Il a été supprimé en même temps que la prime à la conversion et n’est plus en vigueur en 2026.

Aujourd’hui, les automobilistes concernés peuvent se tourner vers d’autres dispositifs encore actifs, comme le leasing social ou certaines aides locales proposées par les métropoles.


À lire aussi

En complément des dispositifs nationaux, plusieurs régions et métropoles ont proposé ces dernières années leurs propres aides à l’achat d’un véhicule électrique. Certaines, comme l’Île-de-France, avaient même instauré des primes à la conversion régionales, cumulables avec le bonus écologique.

Depuis 2024, ces aides locales ont toutefois été fortement réduites ou suspendues. En 2026, seules quelques initiatives territoriales ciblent encore les professionnels, notamment pour l’achat d’utilitaires électriques ou à hydrogène.

Certaines collectivités soutiennent également l’installation de bornes de recharge dans les parkings d’entreprises ou de copropriétés.

Pour connaître les dispositifs encore actifs dans votre région, il est conseillé de consulter les sites officiels des conseils régionaux ou métropolitains. Le portail gouvernemental Je change ma voiture répertorie également une partie de ces aides, mais ses informations ne sont pas toujours à jour.

Flotte d’entreprise composée de voitures électriques exonérées de taxes sur les véhicules de société en 2025

Les voitures électriques d’entreprise restent exonérées des taxes sur les véhicules de société en 2025.

Depuis 2023, la taxe sur les véhicules de société (ou ses équivalents actuels) s’applique à toute entreprise qui possède, loue ou utilise un véhicule particulier pour les besoins de son activité.

Les entreprises individuelles et les professions libérales sont également concernées si le véhicule est inscrit à l’actif de l’entreprise.

Les voitures électriques et certaines hybrides rechargeables restent exonérées, à condition de présenter un taux d’émissions de CO₂ nul ou très faible.

Les véhicules utilitaires légers destinés au transport de marchandises sont également exclus du champ de la taxe.

Pour savoir si votre société est redevable, il suffit de vérifier la nature du véhicule sur la carte grise (rubrique J.1) et son usage dans l’entreprise.

Depuis la réforme de 2023, la TVS classique a disparu au profit de deux contributions :

  • une taxe annuelle sur les émissions de CO₂, calculée selon le taux d’émission en g/km ;
  • une taxe sur les émissions de polluants atmosphériques, fondée sur la norme Euro du véhicule.

En 2025, le barème CO₂ reste indexé sur les tranches du malus écologique, avec une taxe pouvant aller de 50 € à plus de 3 000 € par an pour les modèles très émetteurs.

Les véhicules électriques n’émettant pas de CO₂ sont totalement exonérés de ces deux taxes.

Les entreprises peuvent consulter le barème officiel sur Légifrance, le site public de diffusion du droit français.


À lire aussi

Voitures électriques en charge sur borne Ionity - aides à l’installation 2025

Les bornes rapides comme celles d’Ionity illustrent le déploiement de la recharge électrique en France.

Pour financer un projet d’installation de borne de recharge, une aide reste accessible en 2026 : prime ADVENIR.

Ces dispositifs visent à soutenir les particuliers qui souhaitent équiper leur domicile, qu’il s’agisse d’une maison individuelle ou d’une copropriété.

D’autres avantages fiscaux complètent le dispositif, comme la réduction de TVA à 5,5 % sur la fourniture et la pose du matériel, ou certaines aides locales mises en place par les collectivités et syndicats d’énergie. Ces dernières varient selon les régions et peuvent s’ajouter aux dispositifs nationaux.

La fin du crédit d’impôt pour l’installation d’une borne de recharge en 2026

Depuis le 31 décembre 2025, le crédit d’impôt n’a pas été renouvelé.

Ce dispositif fiscal prenait en charge 75 % des dépenses engagées pour l’achat et l’installation du matériel, dans la limite de 500 € par borne de recharge.

Toutefois, si vous avez fait installer une borne avant la fin du dispositif et que la facture est datée d’avant cette échéance, vous pouvez encore bénéficier du crédit d’impôt.

La prime ADVENIR pour l’installation d’une borne de recharge pour VE

Le programme ADVENIR est un dispositif national piloté par l’Avere-France, avec le soutien du ministère de la Transition énergétique.

Il vise à accélérer le déploiement des bornes de recharge pour véhicules électriques sur tout le territoire.

En 2026, la prime ADVENIR finance toujours une partie du coût d’installation de points de charge, avec un montant variable selon la nature du projet et le lieu d’installation.

Les aides s’adressent :

  • aux particuliers vivant en copropriété,
  • aux entreprises souhaitant équiper leurs parkings,
  • et aux collectivités locales pour les infrastructures publiques.

La subvention peut couvrir jusqu’à 50 % du coût total des travaux, dans la limite des plafonds fixés par l’Avere-France.

Les démarches s’effectuent en ligne via le portail officiel advenir.mobi, où sont détaillées les conditions d’éligibilité et les barèmes en vigueur.


À lire aussi

Voitures électriques roulant sur une autoroute française au coucher du soleil, symbolisant l’avenir de la mobilité en 2025.

En 2025, les voitures électriques continuent de tracer la route vers une mobilité plus durable en France.

En 2026, les aides à l’achat et à la recharge des voitures électriques poursuivent leur évolution.

La prime coup de pouce remplace désormais le bonus écologique, tandis que le leasing social fait son grand retour pour les ménages modestes.

La prime à la conversion et sa majoration ZFE ont disparu, mais les aides à l’installation de bornes et les incitations fiscales pour les entreprises demeurent.

Malgré des conditions plus strictes, la France conserve l’un des systèmes d’aides les plus complets d’Europe pour encourager la mobilité électrique.

Les particuliers comme les professionnels peuvent toujours s’appuyer sur ces dispositifs pour réduire le coût d’achat et faciliter la recharge au quotidien.


À lire aussi
Tous nos guides d'achats de voiture électrique

Comment évaluez-vous votre expérience sur la page ?

Ça vous a plu ?Commentez cet article
Commentaires ()
Rédactrice SEO chez Automobile-Propre.com, Elise allie expertise technique et sens de la pédagogie. Passionnée par les enjeux de la transition énergétique, elle décrypte l’actualité et les innovations du secteur avec précision. Grâce à sa maîtrise du référencement et à son approche orientée utilisateur, elle propose des contenus clairs, fiables et optimisés pour accompagner les lecteurs dans leurs choix de mobilité.
Guides et conseils

La newsletter Bevolt – bi-hebdomadaire – gratuite

L'essentiel de l'électrification, deux fois par semaine dans votre boîte mail

Les actualités à ne pas manquer, les nouveautés, les essais et les sujets qui font bouger l'électrification. Le meilleur de Bevolt, directement dans votre boîte mail.

  • Les actualités incontournables de la semaine
  • Les nouveautés auto, deux-roues & énergie
  • Les analyses, essais et conseils de la rédaction

Désinscription en 1 clic