Le passage aux voitures électriques va réduire la pollution, mais il n'éliminera peut-être pas toutes les substances nocives en suspension dans l'air. C'est en tout cas ce que viennent de démontrer des chercheurs de l'Université de Southampton, au Royaume-Uni. Selon eux, les particules de freinage émises par les automobiles seraient plus dangereuses pour la santé que les particules fines qui proviennent des véhicules thermiques.
Les voitures électriques concernées ?
Les scientifiques ont testé des plaquettes de frein avec des compositions différentes. Ils ont démontré que ce sont les plaquettes « organiques », développées pour remplacer celles contenant de l'amiante, qui sont les plus toxiques pour les poumons. L'amiante a été retiré du mélange en raison de son lien avec des maladies pulmonaires. Mais la poussière de cuivre contenue dans les plaquettes « organiques » pourrait être tout aussi dangereuse.
Cette publication fait suite aux résultats d'une autre étude publiée en 2022. Un laboratoire américain avait estimé que « la pollution issue de l’usure des pneus est 1 850 fois plus importante que celle issue des pots d’échappement modernes ». Heureusement pour les voitures électriques, le freinage régénératif permet de limiter l’usage des freins et d’éviter de « bouffer du pneu ». Mais cela n'empêche pas totalement la pollution.
Il se trouve que les émissions liées au freinage ne sont pas encore suffisamment réglementées, comme c'est le cas pour les particules d'échappement. En Europe, la norme Euro 7 doit normalement permettre de limiter les émissions des poussières de frein. En revanche, cela ne concerne que les voitures neuves et non les pièces contenues dans les automobiles existantes.











