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La voiture électrique moins "polluante" quel que soit le mix-énergétique

Tenant compte de la pollution liée à la production d'électricité, Bloomberg présente un bilan carbone "du puit à la roue" de la voiture électrique, la comparant aux carburants fossiles. Si l’étude montre de fortes disparités selon les pays, l’avantage revient toujours à l’électrique et ce quel que soit le mix-énergétique.

Si la voiture électrique peut se vanter d’un fonctionnement « zéro émission » à l’usage, il faut également prendre en compte la pollution engendrée par la production de l’électrique utilisée pour alimenter les batteries. Un calcul « du puit à la roue » qu’a réalisé l’agence Bloomberg dans une récente étude en comparant différents pays.

Presque sans surprise, la France et la Norvège se positionnent en tête du classement. La première est favorisée par une forte part de nucléaire (70 %) et la seconde par une énergie quasi exclusivement issue des énergies renouvelables.

A l’inverse, la Chine, le Japon et l’Allemagne font partie des mauvais élèves avec une production d’énergie fortement carbonée qui tend à réduire les bénéfices environnementaux du véhicule électrique.

« Dans les pays avec de grandes quantités de charbon dans le mix de production, les véhicules électriques sont toujours mieux mais l'avantage est moindre et dépend de quand et où a lieu la charge » résume Colin McKerracher, analyste pour Bloomberg.

Selon l’agence et d'après le mix-énergétique mondial en 2015, un véhicule électrique émet en moyenne 40 % de CO2 en moins qu’un véhicule animé par des carburants "fossiles".

Si certains pays ont encore beaucoup d’efforts à faire pour améliorer leur bilan carbone, la situation devrait changer au cours des années à venir grâce à l’augmentation de la part d'énergies renouvelables dans le mix-énergétique. Selon Bloomberg, le solaire devrait ainsi devenir la première source d'énergie, représentant près de 30 % du mix-énergétique mondial en 2040 contre moins de 5 % en 2015. Une énergie de plus en plus verte qui contribuera à améliorer encore le bilan carbone de la voiture électrique vis à vis de la voiture thermique, quand bien même cette dernière soit de moins en moins émettrice grâce aux différentes réglementations.

« Dans la plupart des cas, le mix-énergétique s’améliore plus rapidement que les moteurs à combustion interne. L’avenir est à l’électrique » précise Colin McKerracher.

Quant à celles et ceux qui choisissent de recharger leur voiture électrique à l’aide de panneaux solaires, l'Union of Concerned Scientists estime que les émissions du « puit à la roue » de la voiture électrique sont 11 fois inférieures à celles des combustibles fossiles dans ce cas de figure. Un calcul qui tient également compte des émissions liées à la fabrication des panneaux.

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Passionné de technologies et d’innovations, Michaël s'intéresse aux véhicules électriques et hybrides depuis de nombreuses années. Aujourd’hui, il élargit son spectre à l’ensemble des énergies alternatives (GNV, GPL, hydrogène, éthanol etc…) et à tous les enjeux liés à la mobilité.
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