Google accélère la transformation de son écosystème automobile. À l’occasion de l’Android Show I/O Edition organisé le 12 mai dernier, le groupe a dévoilé une importante refonte d’Android Auto et de ses services embarqués. Objectif : adapter la plateforme aux nouvelles générations de véhicules ultra-connectés et aux écrans toujours plus sophistiqués des constructeurs.
Android Auto va bénéficier d’une interface entièrement repensée pour s’adapter à des formats d’écrans beaucoup plus variés. Google évoque notamment la prise en charge des écrans ultralarges, circulaires ou encore des interfaces personnalisées développées par certaines marques automobiles. Côté voiture électrique, on pense spécifiquement à la nouvelle BMW iX3 et son écran trapézoïdale mais aussi aux dernières générations de voitures Mini.
Le système adoptera également le design Material 3 Expressive. Déjà introduit sur Android, celui-ci permet d’afficher des widgets personnalisables, d'ajouter des raccourcis vers leurs contacts favoris, de consulter la météo ou encore de piloter certains équipements domotiques directement depuis le tableau de bord.
Google veut également renforcer les usages multimédias dans les véhicules modernes. Android Auto pourra bientôt prendre en charge la lecture de vidéos haute définition sur certains modèles compatibles.
Les utilisateurs pourront spécifiquement regarder YouTube pendant les phases d’arrêt ou lors des recharges des véhicules électriques. Plusieurs constructeurs participeront au lancement, parmi lesquels figurent BMW, Ford, Hyundai, Mercedes-Benz, Renault ou encore Volvo.
Mais attention, pas question de regarder la dernière série Netflix au volant ! Le groupe précise que la lecture vidéo basculera automatiquement vers un mode audio dès que le véhicule reprendra la route.
Google prépare aussi l’arrivée du son immersif Dolby Atmos dans Android Auto. Cette technologie concernera plusieurs applications musicales comme YouTube Music et Spotify. Les interfaces multimédias seront par ailleurs modernisées afin de simplifier les interactions à bord.

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L’intelligence artificielle Gemini occupe désormais une place centrale dans la stratégie automobile de Google. L'Assistant est progressivement intégré à Android Auto afin de proposer une interaction plus naturelle et plus contextuelle avec le conducteur que l’ancien Assistant, plus rigide dans ses commandes.
Gemini pourra ainsi aider le conducteur à rechercher des informations, rédiger des réponses à des messages, suggérer certaines actions ou encore comprendre des demandes formulées en langage naturel pendant un trajet.
Android Auto pourra aussi piloter d’autres applications. Les conducteurs pourront par exemple commander un repas via DoorDash, un concurrent américain d’Uber Eats, directement depuis l’interface automobile. Gemini proposera ensuite une validation rapide avant le lancement de la commande.
Google poursuit enfin le développement de sa plateforme « Google built-in ». Intégrée nativement dans certains véhicules, dont la Renault 5 électrique, celle-ci équipe aujourd’hui plus de 100 modèles issus de 16 marques.
Les applications vidéo, les jeux et les outils de visioconférence comme Zoom doivent continuer à s’enrichir dans les prochains mois.
Comme nous l’évoquions dans un récent article, Google affirme également avoir renforcé l’intégration de Gemini avec les systèmes propres aux constructeurs partenaires. L’assistant pourra ainsi répondre à des questions liées au véhicule lui-même. Il sera par exemple capable d’identifier un voyant affiché sur le tableau de bord ou encore de consulter en temps réel le niveau de charge de la batterie.
Google travaille aussi sur une assistance de navigation plus précise grâce à l’analyse des images provenant de la caméra avant du véhicule. Le système pourra identifier la voie réellement empruntée afin d’améliorer les indications lors des changements de direction.
Si ces annonces confirment l’ambition de Google de faire d’Android Auto une véritable plateforme logicielle embarquée, le calendrier reste encore flou. Les premiers déploiements devraient logiquement concerner les modèles américains et certains véhicules haut de gamme compatibles. L’Europe pourrait n’accueillir ces nouvelles fonctions que dans un second temps, comme c’est souvent le cas pour les services automobiles les plus avancés de Google.












