Sur la ligne 393, entre Sucy-Bonneuil et Thiais, la RATP a testé pendant six mois un bus électrique autonome fourni par le constructeur turc Karsan. L’expérimentation s’est déroulée sur un trajet de 8,5 kilomètres avec une certaine diversité de situations. Au total, le véhicule a parcouru près de 3 000 km, à raison de 5 h de circulation par jour.
Le véhicule testé était un e-ATAK de 8,50 m de long. Plus compact qu’un bus standard, il embarque un arsenal technologique conséquent avec des capteurs LiDAR, des radars, des caméras et tout un tas d'autres technologies qui alimentent en permanence les logiciels chargés d’analyser l’environnement et d’ajuster la trajectoire. Précisons tout de même que l'essai s'est déroulé sans aucun passager à bord.
Ce test a permis de montrer que le bus autonome de la RATP avait la capacité d'évoluer dans un cadre urbain complexe. Le système s'appuie sur une cartographie préalable du parcours et sur un guidage extrêmement précis. Il est aussi connecté à l’infrastructure routière, notamment aux feux tricolores, ce qui permet de croiser plusieurs sources d’information. Le taux de fonctionnement en mode autonome a atteint 98 %. Le conducteur de sécurité n'a donc repris les commandes que dans 2 % des situations.

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Le bilan est encourageant. D'ailleurs, le véhicule a reçu l’agrément officiel de la DGEC (Direction générale de l'énergie et du climat), l’autorité chargée d’approuver les solutions de mobilité autonome sous l’égide du ministère français des Transports. En conséquence, l'e-ATAK de Karsan est désormais autorisé à circuler de manière autonome dans les transports publics à travers toute la France (avec un conducteur de sécurité).











