La société britannique Altilium a mis au point une technologie baptisée « EcoCathode ». Selon la firme londonienne, ce processus renforce le modèle économique du recyclage des batteries LFP et permet également aux constructeurs automobiles de « répondre aux nouvelles exigences légales et aux objectifs de développement durable ».
Pour l'instant, le recyclage des packs LFP se fait encore à petite échelle. Une usine pour la production de masse est en cours de préparation. Les batteries recyclées par l'entreprise proviennent d'un grand fabricant mondial de véhicules électriques et de systèmes de stockage d'énergie, qu'Altilium « n'est pas autorisé à nommer ».
Selon Christian Marston, directeur des opérations chez Altilium : « l'essor des batteries LFP présente à la fois des défis et des opportunités pour les entreprises comme la nôtre. Nous voulons que ces nouveaux packs, plébiscités par les constructeurs, jouent un rôle clé dans l'économie circulaire des batteries au Royaume-Uni ».

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Il précise que « notre technologie nous permet d'extraire efficacement le lithium et le graphite, ce qui rend le recyclage des batteries LFP commercialement viable pour l'industrie ». Selon l'Advanced Propulsion Centre, la part des batteries LFP dans les voitures électriques passera de 18 % en 2027 à 25 % en 2035 au Royaume-Uni.
Ce passage des packs NMC aux LFP représente un défi pour les entreprises de recyclage. Notamment parce que le fer et le phosphate ont moins de valeur que le nickel et le cobalt. Il faut donc réussir à extraire un maximum de lithium, qui est un matériau de grande valeur. Même chose pour le graphite qui peut être réutilisé dans la fabrication de nouvelles anodes.











