Comme l'explique l'ONG Transport & Environment (T&E) dans un article publié le 2 juin 2025, l’Indonésie ambitionne de devenir un pilier de l’électromobilité mondiale. Un statut qu'elle compte briguer en grande partie grâce à ses immenses réserves de nickel, un métal stratégique pour la fabrication des batteries lithium-ion. En effet, le pays détient à lui seul près d’un quart des ressources connues de la planète.
L'Indonésie, un rival sérieux pour la Chine ?
Face à une demande en forte croissance, Jakarta a interdit l’exportation de minerai de nickel brut depuis 2020, misant sur une industrialisation locale et la montée en gamme de sa filière. Mais cette accélération n’est pas sans conséquences. La déforestation liée à l’ouverture de nouvelles mines, les atteintes aux droits des travailleurs et l’impact sur les communautés locales suscitent de vives inquiétudes à travers le monde.
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Pour accéder au très exigeant marché européen, les industriels indonésiens devront se conformer à des normes environnementales et sociales plus strictes. C’est là qu’interviennent plusieurs leviers : le cadre réglementaire européen, avec des textes comme la directive sur « le devoir de diligence » ou la loi sur les batteries durables, et un partenariat prometteur avec l’Initiative pour une assurance minière responsable (IRMA).
L’enjeu est double : éviter que la transition énergétique ne se fasse au détriment de l’environnement et des populations, tout en permettant à l’Indonésie d’attirer les investissements nécessaires. Si le pays parvient à concilier ambition industrielle et exigences en matière de durabilité, il pourrait bien devenir une référence mondiale.











