Tesla dépend encore largement des fabricants chinois pour s'approvisionner en batteries LFP. Mais l’ouverture prochaine de son usine dans le Nevada va tout changer. Ces cellules sont indispensables au développement de la firme américaine. Tesla s'en sert à la fois pour certaines de ses voitures électriques et pour ses unités de stockage d’énergie domestiques et industrielles (Powerwall et Megapack).
Tesla aura bientôt ses propres batteries LFP
La guerre commerciale persistante entre les États-Unis et la Chine, exacerbée sous l’administration Trump, pèse sur les chaînes d’approvisionnement. Des droits de douane élevés, jusqu’à 80 %, compliquent l’importation des composants chinois. C'est dans ce contexte que Tesla a décidé de sécuriser son achalandage avec comme objectif de réduire sa dépendance vis-à-vis de CATL, le géant chinois des batteries.
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La future usine LFP de Tesla, attenante à la Gigafactory du Nevada, sera capable de produire 10 GWh par an. Une capacité modeste comparée à l’usine que Ford construit dans le Michigan (35 GWh), mais suffisante pour alimenter une partie des Megapack assemblés aux États-Unis. Petite anecdote au passage : les équipements de cette nouvelle usine proviennent des lignes de production d’occasion cédées par CATL.

Faut-il arrêter les recharges complètes avec les voitures électriques qui ont une batterie LFP ?
Il est sûrement trop tard pour que Tesla puisse espérer rivaliser avec la suprématie industrielle chinoise sur le marché des batteries lithium-fer-phosphate. BYD et CATL ont trop d'avance. Mais cette production locale semble tout de même être un choix judicieux dans le contexte de tensions géopolitiques que nous traversons actuellement.











