Shell a présenté une innovation qui pourrait changer la manière dont nous rechargeons les voitures électriques. La firme londonienne travaille sur un fluide thermique inédit conçu pour améliorer le refroidissement des batteries et réduire les temps de recharge.
Une technique de refroidissement par immersion
Concrètement, Shell a développé une batterie de 34 kWh qui peut passer de 10 à 80 % de charge en dix minutes. Une approche dite de « refroidissement par immersion » qui pourrait apporter deux avantages majeurs : d’une part, la possibilité d’accepter des courants de charge plus élevés. D’autre part, une simplification de la conception des batteries.

Plug&Charge : grâce à cette nouvelle alliance, la recharge sera encore plus simple pour les conducteurs
Selon l'opérateur britannique, le recours à ce fluide réduit le nombre de composants nécessaires aux systèmes classiques. Une conception qui ouvre la voie à des packs plus légers et potentiellement moins coûteux à produire. La clé de cette performance réside dans un liquide non conducteur d’électricité qui circule au cœur même du bloc-batterie.
En venant au contact direct des cellules, il permet de dissiper la chaleur bien plus efficacement que les systèmes de refroidissement traditionnels. Le projet n’est pas développé en solitaire. Shell collabore avec le RML Group, une société britannique d’ingénierie automobile, pour affiner la technologie et en tester les limites.
Les premiers résultats laissent penser que ce système pourrait offrir jusqu’à cinq fois plus d’autonomie gagnée par minute de recharge par rapport aux standards actuels. Nous suivrons de près le développement à grande échelle de cette nouvelle technologie.











