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Production de batteries pour les voitures électriques : Volvo en grande difficulté

Depuis la faillite de Northvolt, Volvo ne s'en sort pas avec Novo Energy. Faute de trouver un nouveau partenaire technologique, le constructeur automobile a décidé de suspendre temporairement les activités de cette entité dédiée à la fabrication de cellules pour les batteries des voitures électriques.

Gros coup d'arrêt pour Novo Energy. Créée à l’origine sous la forme d’une co-entreprise entre Volvo et Northvolt, la société avait pour mission de produire des cellules de batteries destinées aux futurs modèles électriques de Volvo assemblés en Europe.

Le projet reposait sur la construction d’une usine à Göteborg, dont les travaux ont démarré à l’automne 2023. À terme, le site devait atteindre une capacité annuelle de 50 GWh, un quota suffisant pour alimenter les usines de Volvo en Suède et en Belgique, mais aussi, potentiellement, d’autres marques du groupe Geely (dont fait partie Volvo).

Mais la faillite de Northvolt est venue bouleverser les projets de Novo Energy. Après la faillite de l'entreprise et son retrait forcé, Volvo a repris le contrôle total de l'entité. Le constructeur a bien tenté de trouver un nouveau partenaire capable d’apporter le savoir-faire nécessaire à l’exploitation industrielle d’une usine de cellules de batteries, en vain.

Les premières conséquences sociales de cette impasse se sont faites sentir dès le printemps 2025, avec le licenciement de 150 salariés.

La décision annoncée cette semaine va plus loin. Les 75 employés encore en poste sont à leur tour concernés, tandis que Novo Energy entre dans une phase de mise en sommeil. Volvo insiste sur le caractère temporaire de cette suspension, sans toutefois être en mesure de fournir un calendrier ou des perspectives concrètes de reprise.

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Dans les plans initiaux, l’usine de Göteborg devait à terme générer jusqu’à 3 000 emplois directs et indirects. Pour les syndicats, l’espoir d’un redémarrage rapide s’amenuise. Plusieurs représentants soulignent l’impact économique et symbolique de ce projet avorté pour l’Ouest de la Suède, une région historiquement liée à l’industrie automobile.

Au-delà du cas Volvo, la situation de Novo Energy illustre les fragilités de la filière européenne de production de batteries. Malgré les beaux discours sur la souveraineté industrielle, le continent peine à structurer une chaîne de valeur complète. La dépendance vis-à-vis des fabricants chinois et coréens reste forte.

Quelques initiatives subsistent malgré tout, comme la co-entreprise ACC en France ou le lancement de la production de cellules par PowerCo, filiale de Volkswagen, en Allemagne. Mais là encore, les investissements sont colossaux et les risques élevés, au point de freiner de nombreux industriels.

Bref, la mise en veille de Novo Energy apparaît vraiment comme le symptôme d’un modèle européen encore fragile face aux réalités économiques du secteur de la batterie.

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Passionné depuis de nombreuses années par l'électromobilité, l'industrie automobile et le monde de la tech, il passe son temps à scruter et analyser les actualités et les grandes tendances en lien avec les véhicules électriques. Avec une appétence toute particulière pour les chiffres et les évolutions des usages de la mobilité.
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