C'est officiel ! L’État français va entrer au capital du projet initié par Imerys dans l'Allier au travers de la Banque des Territoires. Dans les faits, cela doit se traduire par un investissement de 50 millions d’euros. Derrière ce coup de pouce financier, l'idée est surtout de sécuriser l’approvisionnement en lithium de la France, un métal indispensable à la fabrication des batteries pour les voitures électriques.

Bonus pour les voitures électriques : l’Allemagne prend le contre-pied de la France avec cette nouvelle règle
Si le calendrier est respecté, la mine pourrait entrer en production à l’horizon 2030 et fournir de quoi équiper près de 700 000 véhicules électriques par an. Un volume important à l'échelle de l’industrie automobile européenne.
Au-delà de la seule production minière, ce projet s’inscrit dans une stratégie plus large de souveraineté industrielle. Les pouvoirs publics cherchent à réduire la dépendance de la France et de l’Europe aux importations de matières premières critiques. Maîtriser une partie de la chaîne de valeur, de l’extraction au recyclage, est devenu un levier essentiel pour sécuriser l’avenir de la filière batterie. Et par extension celui de l’automobile.
Mais cette ambition industrielle ne fait pas l’unanimité. Selon le Journal de l'Automobile, plusieurs associations environnementales pointent les risques liés à l’exploitation minière. Tant au niveau de l’impact sur les écosystèmes que des conséquences sociales pour les territoires concernés. Bref, ce projet a tout d'un test grandeur nature pour la politique française dans le domaine des matières premières critiques.











