Voilà plusieurs années que Volkswagen et sa filiale PowerCo tentent de résoudre un problème bien connu de l’industrie, celui de la multiplication des formats et des technologies... Jusqu’ici, chaque plateforme ou presque disposait de ses propres spécificités. Une stratégie qui complexifie la production industrielle et qui limite logiquement les économies d’échelle. Le groupe allemand a donc décidé de standardiser un format commun de cellules de batteries pour une large majorité de ses futurs modèles électriques.
Cette « cellule unifiée » repose sur une architecture « cell-to-pack ». Cette configuration permet de supprimer l'étape intermédiaire qui consiste à regrouper les cellules en modules avant de les installer dans un pack de batteries. Cela permet également un gain de place et une réduction du poids et une densité énergétique en hausse. Volkswagen évoque une amélioration d’environ 10 % par rapport aux générations précédentes, ce qui devrait se traduire par des autonomies accrues pour des véhicules de taille équivalente.
Mais l’enjeu principal reste économique. La batterie représente aujourd’hui près de 40 % du coût total d’une voiture électrique. En uniformisant ses cellules, la firme de Wolfsburg espère significativement réduire les coûts de production grâce à des volumes plus importants et des procédés industrialisés. Cette logique d’échelle pourrait permettre à Volkswagen et ses différentes marques de proposer des modèles plus abordables… Un argument de taille pour espérer rivaliser avec les constructeurs chinois.

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Une autre particularité de cette cellule unifiée réside dans sa flexibilité chimique. Elle pourra vraisemblablement accueillir différentes chimies, comme le lithium-fer-phosphate (LFP) ou le nickel-manganèse-cobalt (NMC). À terme, elle pourrait aussi intégrer des batteries sodium-ion, une piste qui suscite un vif intérêt au sein de l'industrie automobile, notamment en Chine ! L'utilisation de sodium à la place du lithium pourrait permettre de réduire l'empreinte carbone globale des batteries.
Bref, cette standardisation semble plutôt alléchante sur le papier. Mais elle pose aussi la question de la différenciation entre les modèles et les marques du groupe... À force de faire des copier-coller, le groupe ne risque-t-il pas de diluer l'ADN de chacune de ses entités ? Quoi que, les nuances peuvent certainement se faire ailleurs qu'au niveau des batteries. Il faudra trouver le bon équilibre, positionner le curseur au bon endroit. Ce défi pourrait devenir un enjeu majeur pour Volkswagen au cours des prochaines années.











