Un important vol de batteries destinées aux voitures électriques a été signalé dans le département du Nord. Des cellules et modules destinés aux véhicules de Stellantis ont été dérobés chez un prestataire logistique situé à proximité de l'usine d'Hordain. Le constructeur estime le préjudice à 500 000 euros.
Le vol de batteries électriques n'est pas un phénomène aussi courant que celui des pots catalytiques ou des pièces détachées. Pourtant, leur valeur peut représenter un butin particulièrement intéressant. Stellantis vient d'en faire l'expérience dans les Hauts-de-France, où une importante cargaison a disparu il y a environ deux semaines.
Les faits se sont déroulés à proximité de l'usine Stellantis d'Hordain, dans le Nord, près de Valenciennes. Selon les informations de La Voix du Nord, un semi-remorque contenant des composants de batteries destinés au constructeur a été dérobé en pleine nuit. Le véhicule se trouvait chez un prestataire logistique travaillant pour le groupe automobile.
L'affaire a été rendue publique le lundi 2 novembre 2026, soit environ quinze jours après les faits. Stellantis a confirmé le vol de modules de batteries et évalué le préjudice à 500 000 euros. Une somme considérable pour des composants qui n'avaient pas encore rejoint les véhicules auxquels ils étaient destinés.

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Toujours selon La Voix du Nord, les enquêteurs privilégieraient la piste du grand banditisme. Les auteurs auraient bénéficié d'informations précises pour préparer leur opération. Nous ne savons pas comment ils ont pu s'emparer de la cargaison, ce qu'ils comptaient en faire, ni la destination des batteries dérobées.
Contrairement à une batterie complète, prête à être installée dans un véhicule électrique, les cellules et les modules constituent des éléments intermédiaires. Les cellules stockent l'énergie, tandis que les modules en regroupent plusieurs. Leur assemblage permet ensuite de constituer un pack de batteries.
Ces composants représentent une part importante de la valeur d'une voiture électrique. Leur transport et leur stockage nécessitent également des précautions particulières. Un vol de cette ampleur pose donc la question de la sécurisation des flux logistiques entre fournisseurs et constructeurs.
Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que Stellantis est confronté à une affaire de cette nature. En novembre 2025, deux salariés de Vesoul avaient été interpellés, soupçonnés d'avoir dérobé des pièces détachées pour les revendre notamment sur Leboncoin. Le préjudice total potentiel avait alors été estimé à deux millions d'euros.
Dans le cas d'Hordain, on ne sait pas encore si ce vol aura des conséquences sur l'approvisionnement du constructeur. Aucun impact sur la production n'a été confirmé à ce stade. Mais on peut logiquement imaginer que cela sera le cas.











