Pour moderniser sa flotte, l’US Postal Service (USPS) a lancé en 2015 un appel d’offres afin de trouver le partenaire idéal. Le choix de l'administration de l'époque s'est porté sur le « Next Generation Delivery Vehicle » (NGDV). Un modèle 100 % électrique produit par Oshkosh à Spartanburg, en Caroline du Sud. 1 000 emplois avaient été créés dans la région.
Déjà la fin de l'électrique à l'USPS ?
Il s'agissait d'un choix « technique », fondé sur des critères de « sécurité, d’ergonomie et de sobriété énergétique ». Objectif : réduire les coûts sur le long terme et améliorer la qualité de service. Joe Biden s’était emparé du dossier pour renforcer l’électrification du parc, avec l’objectif d’une flotte 100 % électrique à l’horizon 2026 au sein de l'USPS.

Donald Trump continue sa croisade contre la voiture électrique
Mais selon le Washington Post, ce virage est aujourd’hui remis en question par le camp républicain. La majorité sénatoriale envisage en effet de revendre une partie de ces nouveaux véhicules électriques, déjà acquis ou en cours de livraison, pour quelques centimes de dollars. Le tout dans le cadre d'une vente aux enchères publiques.
Officiellement, les sénateurs disent vouloir « recentrer le service postal sur sa mission première » et « réduire les dépenses ». En réalité, ce retour en arrière entraînerait un double gâchis. Celui d’investissements publics déjà engagés et d’un modèle de livraison plus propre, plus économique et mieux adapté aux zones résidentielles.











