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Le gouvernement italien met Fiat en danger selon le patron de Stellantis

Aperçu de Carlos Tavares, le patron de Stellantis // Photographie : NICOLAS NICOLAS MESSYASZ / Sipa Press / Profimedia

Carlos Tavares reproche à l'Italie de ne pas soutenir l'industrie des voitures électriques. Selon le patron de Stellantis, l'absence d'un bonus écologique dans le pays met Fiat en danger.

Il y a quelques jours, Stellantis a annoncé que son usine de Mirafiori, à Turin, allait stopper sa production pour plusieurs semaines. 2 250 travailleurs sont concernés. La raison ? Une baisse de la demande sur la Fiat 500e. Le petit modèle électrique est dans une mauvaise passe et c'est l'ensemble de la marque Fiat qui est en danger selon le patron du groupe. Dans cette histoire, Carlos Tavares pointe du doigt un coupable : le gouvernement italien.

En Italie, les conducteurs de voitures électriques sont très rares. C'est même l'un des pays européens où le taux d'adoption est le plus faible (à peine 4 %). Très loin derrière les deux autres grandes puissances européennes que sont l'Allemagne et la France. Encore plus si on le compare à la Norvège. Le PDG de Stellantis estime que le gouvernement doit intervenir et « faire beaucoup plus » pour promouvoir les modèles électriques.

L'Italie est aussi le pays qui possède l'un des plus vieux parc automobile en Europe. Jusqu'ici, les autorités n'ont déployé aucune aide gouvernementale afin d'accélérer la transition vers l'électrique. Mais cela devrait changer dans les prochains mois. Le gouvernement Meloni prévoit d’investir 930 millions d’euros. Un bonus de 13 750 euros pourrait être versé aux personnes dont le revenu annuel est inférieur à 30 000 euros.

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Selon Carlos Tavares, cela ne suffira pas. Il estime que « l'Italie dépense beaucoup moins d'argent que n'importe quel autre grand pays européen pour soutenir les voitures électriques ». Effectivement, si on compare cette aide avec l'ensemble des subventions allemandes versées jusqu'à présent, c'est ridicule. Le pays le plus peuplé d'Europe a dépensé un total de 9,5 milliards d'euros depuis 2016 dans le cadre d'un programme écologique pour accélérer l'électrification de son parc.

Le patron de Stellantis a fait part de ses inquiétudes au sujet de l'avenir de Fiat. Selon lui, « la conséquence est que nous perdons en Italie des produits manufacturés que nous pourrions fabriquer. Nous avons déjà perdu neuf mois de production à Mirafiori ». Quoi qu'on en dise, les autorités en place ont le pouvoir d'encourager ou de décourager le passage à l'électrique avec des incitations financières.

Comme le plupart des populistes, Giorgia Meloni n'a jamais été une grande défenseure des intérêts écologiques. Et encore moins de la voiture électrique. Pourtant, le gouvernement italien souhaiterait que Stellantis augmente sa production en Italie pour atteindre 1 million de véhicules par an, contre 750 000 l'année dernière. Le groupe n'y arrivera pas sans un soutien financier conséquent.

Tavares demande un coup de pouce aux autorités. Il souhaite notamment obtenir une réduction des coûts énergétiques et un grand plan d'incitations pour accélérer la vente des véhicules électriques dans le pays. Les Italiens n'attendent que cela.

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Passionné depuis de nombreuses années par l'électromobilité, l'industrie automobile et le monde de la tech, il passe son temps à scruter et analyser les actualités et les grandes tendances en lien avec les véhicules électriques. Avec une appétence toute particulière pour les chiffres et les évolutions des usages de la mobilité.
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