Depuis son retour au pouvoir en 2025, Donald Trump s'est engagé dans une véritable campagne contre les réglementations environnementales adoptées sous les administrations de Barack Obama et Joe Biden. Dès son investiture, il a mis un coup de frein au marché de la voiture électrique. Son objectif : alléger les contraintes pour les entreprises, notamment dans les secteurs de l'automobile et de l'énergie.

Le plan de Donald Trump pour se débarrasser des voitures électriques va coûter très cher
Lundi, Lee Zeldin, administrateur de l'Agence de protection de l'environnement (EPA), a annoncé la fin des aides gouvernementales pour le système « Start and Stop ». Cette technologie, qui coupe automatiquement le moteur des véhicules à l'arrêt pour réduire les émissions de CO2, était jusqu'à présent encouragée par des crédits alloués aux marques.
C'est sur X, le réseau social d'Elon Musk, que M. Zeldin a officialisé cette décision. Selon lui, « tout le monde déteste le Start and Stop ». Pourtant, les chiffres montrent une réalité différente. Selon une étude publiée par l'EPA en 2012 (ironie quand tu nous tiens), le système « Start and Stop » permettait de réduire les émissions de CO2 de 1,8 à 2,4 % selon le type de véhicule, tout en améliorant la consommation de carburant de 4 à 5 %.
https://twitter.com/epaleezeldin/status/1921894994769575972
L'administration Trump justifie cette décision par la volonté de « ramener des emplois dans le secteur automobile aux États-Unis » et de « faire baisser le coût de la vie des familles américaines ». Mais les défenseurs de la technologie pointent une attaque idéologique contre les politiques climatiques. En 2023, 65 % des véhicules neufs vendus aux États-Unis étaient équipés de cette technologie, contre seulement 1 % en 2012.
Cette décision s'inscrit dans un mouvement général de déréglementation. L'EPA a déjà supprimé 31 réglementations environnementales majeures. Pour l'instant, aucun calendrier précis n'a été communiqué quant à la suppression des crédits pour le « Start and Stop ». Mais les déclarations de Zeldin laissent peu de place au doute quant à la volonté de l'administration Trump de poursuivre son offensive.











