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Municipales 2026 et mobilité électrique : voici ce que les candidats devraient mettre dans leur programme

La prise de recharge Combo CCS de la Kia EV2 est placée derrière la trappe située à l’avant droit.

La mobilité décarbonée fait partie des enjeux dans la campagne des élections municipales qui se déroule actuellement. Ce sera très probablement le « mandat clé » pour la transition vers l'électromobilité, selon la FFAUVE. Voici cinq recommandations formulées par l'Avere-France pour agir localement.

Au niveau local, la mobilité fait aujourd'hui partie des sujets structurant pour les politiques publiques. Cela touche directement à l'accès à l’emploi, à la qualité de vie, à l'attractivité territoriale ou encore à la santé publique. Bref, les choix opérés par les communes en matière de déplacements ont des effets directs sur le quotidien des habitants.

L’électrification apparaît ainsi comme un levier d’action concret pour les collectivités, à condition d’être pensée à l’échelle du territoire et adaptée aux usages locaux. L'Avere-France vient de publier son guide pour les municipales 2026. Dedans, on y retrouve cinq grandes recommandations pour aider les maires à construire leurs programmes.

La première priorité concerne le déploiement de bornes de recharge ouvertes au public. Selon l'association, il s’agit du levier le plus structurant pour accompagner les collectivités vers l'électrification. D'ailleurs, l’enjeu ne se limite pas à multiplier les points de charge, mais à organiser un maillage cohérent à l’échelle du territoire.

L'association nationale pour le développement de la mobilité électrique estime que les communes devront s’appuyer sur les inter-communalités ou les syndicats d’énergie afin de mutualiser les coûts et planifier les installations de manière progressive.

Une autre piste consisterait à développer l’auto-partage électrique. Déjà expérimenté dans plusieurs territoires, ce modèle vise à réduire la dépendance à la voiture individuelle, le tout en facilitant l’accès à la mobilité électrique. Dans les zones peu denses, il peut compenser l’absence de transports collectifs, tandis que dans les villes il contribue à limiter le nombre de véhicules en circulation. Les communes restent centrales pour initier ce genre de projets, mobiliser les partenaires et aménager l’espace public.

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Les municipalités disposent également d’un levier direct à travers la politique de stationnement. Gratuité temporaire, tarifs préférentiels ou places réservées, autant de dispositifs qui peuvent encourager l’usage des véhicules électriques sans nécessiter d’investissements majeurs. Les maires ont la possibilité d'agir sur l’organisation de la voirie afin d'orienter progressivement les pratiques de mobilité. Un bon moyen de répondre au passage aux enjeux de qualité de l’air et de réduction des nuisances.

Quatrième piste formulée par l'Avere-France, le développement de navettes électriques. Notamment pour relier des quartiers périphériques, des zones rurales ou des zones commerciales. Si ce type de service est souvent mis en place à l’échelle intercommunale, il manque cruellement dans le cœur des villes. Concrètement, cela permettrait d’offrir une alternative à la voiture individuelle pour les trajets du quotidien. Les navettes électriques contribuent aussi à améliorer l’accessibilité des territoires.

Enfin, il est question de favoriser une logistique urbaine durable. Comment ? En déployant par exemple des stations d'avitaillement publiques équipées de bornes de recharge. C'est ce que testent actuellement Rennes Métropole et la Métropole du Grand Paris. Les communes peuvent favoriser la décarbonation du transport de marchandises en réservant des espaces dédiés ou en facilitant l’accès des véhicules à faibles émissions. Il y a l'impact environnemental mais aussi la réduction du bruit et l’amélioration des conditions de vie.

Dans le même esprit, la FFAUVE (Fédération française des associations d’utilisateurs de véhicules électriques) appelle à un large consensus politique pour accompagner la transition. Selon la fédération, la voiture électrique constitue en 2026 « un levier d’amélioration du cadre de vie, notamment en réduisant bruit et pollution, deux préoccupations majeures dans les villes ». La FFAUVE enverra également un guide à destination des futurs élus avec des recommandations concrètes issues du terrain.

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Passionné depuis de nombreuses années par l'électromobilité, l'industrie automobile et le monde de la tech, il passe son temps à scruter et analyser les actualités et les grandes tendances en lien avec les véhicules électriques. Avec une appétence toute particulière pour les chiffres et les évolutions des usages de la mobilité.
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