La mairie de Rome s'apprête à retirer un avantage de taille aux conducteurs de voitures électriques. La mesure entrera en vigueur au 1er juillet 2026. À cette date, les conducteurs de VE devront s’acquitter d’un permis annuel pour pénétrer dans la ZTL (Zona a Traffico Limitato) du centre historique de Rome. C'est un coup dur !

Incroyable mais vrai : dans ce pays, une Dacia Spring neuve est à moins de 4000 € !
Il est question d'un tarif de 1 000 euros par an, soit environ la moitié de celui exigé pour les véhicules thermiques, fixé à 2 016 euros. Un montant réduit de 500 euros est prévu dans certains cas, sans que les critères précis n’aient encore été détaillés. La municipalité refuse de dire qu'elle « fait marche arrière » sur les avantages accordés à l’électrique. Elle dit plutôt qu'elle n'a pas d'autre choix que de « répondre à un problème de saturation ».
Le nombre de véhicules à batterie a fortement augmenté ces dernières années. Or, même sans émissions locales, ces modèles occupent l’espace public et participent aux embouteillages. Les autorités estiment que 50 000 véhicules pénètrent chaque jour dans la zone, alors que sa capacité serait limitée à 20 000. On imagine que cette mesure ne va pas plaire aux commerçants et aux transporteurs qui ont fait l'effort de passer à l'électrique.
La capitale italienne, dont le centre est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, cherche ainsi à réduire drastiquement le trafic. Contrairement à d’autres métropoles européennes qui privilégient des accès ponctuels, Rome fonctionne principalement avec des autorisations annuelles. Cette décision envoie un signal très clair : à l'avenir, la motorisation ne suffira plus à elle seule à garantir un accès privilégié aux centres historiques européens ou aux équivalents des ZFE.











