Peu avant la collision, la Xiaomi SU7 roulait à 116 km/h sur une autoroute de la province d'Anhui, en Chine. À 22:27:17, l'assistant de conduite NOA (Navigation on Autopilot) était activé. À l'approche d'un chantier, à 22:44:24, le véhicule a déclenché une alarme et est passé en mode manuel. La voiture a alors freiné, mais quelques secondes plus tard, à 22:44:26, elle s'est écrasée contre une barrière à une vitesse de 97 km/h.
La voiture a pris feu et trois personnes ont perdu la vie. La raison pour laquelle la voiture a percuté l'obstacle fait toujours l'objet d'une enquête. Xiaomi a accepté de remettre à la police les données relatives à la navigation et au système de pilotage automatique. Dans une déclaration officielle, la firme chinoise rejette pour le moment une partie de la responsabilité sur le conducteur en affirmant qu'il « avait le contrôle du véhicule ».
Voici ce qu'on peut lire sur Weibo : « selon les informations préliminaires, le véhicule était en état de conduite intelligente assistée avant l'accident. En raison de travaux de construction, un barrage a été mis en place pour dévier la circulation. Le véhicule a émis un rappel après avoir détecté les obstacles et a commencé à ralentir. Le conducteur a alors pris le contrôle du véhicule et est passé en mode conduite assistée ».

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Suite à l'accident, la réaction des marchés a été immédiate : les actions de Xiaomi ont chuté de 5 %. Mais Lei Jun, le patron de Xiaomi, ne semble pas plus inquiet que cela. Il a promis une coopération totale de son entreprise avec la police pour faire toute la lumière sur cette affaire. « Quoi qu'il arrive, Xiaomi ne se dérobera pas », a-t-il ajouté. Le constructeur venait d'annoncer avoir livré 29 000 unités de sa SU7 en mars.












