Paris-Saclay, Versailles Grand Parc et Saint-Quentin-en-Yvelines font partie des territoires envisagés. L’objectif est ensuite de monter rapidement en puissance. IDFM vise une vingtaine de navettes autonomes à la fin de l’année 2029, puis une centaine en 2030. Au total, 20 millions d’euros seront consacrés à ce projet tous les ans.
Ces véhicules ne sont pas destinés à remplacer les lignes de bus ou de métro les plus fréquentées. Avec une capacité d’environ douze passagers, leur rôle serait plutôt de compléter le réseau dans des secteurs où la demande est plus faible. IDFM imagine leur utilisation dans les zones mal desservies, ou pendant les heures creuses. À terme, Valérie Pécresse souhaite même que ces trajets puissent être compris dans l’abonnement Navigo.
Et alors, quid de la technologie ? IDFM devrait logiquement privilégier une solution européenne, voire française, mais l'autorité assure que la sécurité et la fiabilité resteront prioritaires. Un enjeu d’autant plus important que le projet veut aussi contribuer à faire émerger une filière industrielle capable de produire ces navettes autonomes en série.

Renault teste une navette autonome à Valence
Et la France ne part pas de zéro dans ce domaine. EasyMile, entreprise toulousaine, a déjà fourni des navettes expérimentées en Île-de-France. Renault, Keolis, Alstom, Equans ou encore StatInf participent de leur côté au projet Mach2, qui prévoit le déploiement de navettes autonomes dans le centre-ville de Châteauroux. Autant d’acteurs qui pourraient contribuer à l’émergence de la filière française.











