Lecteur assidu d’Automobile Propre, vous avez déjà suivi notre découverte du Lexus LBX au mois de juin. Pour rappel, son objectif est de « percer » en Europe et sur son segment, comme son nom l’indique. LBX. Pour Lexus Breakthrough Crossover (« X » pour « Cross » !). Avec ce nouveau petit SUV hybride premium, Lexus propose désormais une gamme complète de crossovers et SUV haut de gamme. Si le LBX partage sa base technique avec la Toyota Yaris Cross, il entend bien se distinguer par son approche premium caractéristique de Lexus. « Il s’agit de notre plus petit modèle à ce jour, mais il représente beaucoup pour nous. C’est un tout nouveau chapitre de Lexus », précise la division haut de gamme de Toyota. Petit, mais ambitieux, le crossover promet la « Lexus Driving Signature ». Alors, que vaut-il sur la route ?
Confortable et bien présenté, le LBX n’est pas en reste en matière de performances. Le crossover embarque une motorisation hybride de nouvelle génération, compacte et légère. Le 3-cylindres 1.5 de 136 ch promet efficience et réactivité à faible allure, soit tout ce qu’il faut pour la ville. La promesse est tenue, avec un agrément tout à fait appréciable à allures urbaines. Le Lexus LBX est confortable en ville, et bien insonorisé sur les voies rapides. Là, il émet un inévitable râle en montant dans les tours, à l’instar du nouveau Toyota C-HR 1.8. Comme pour ce dernier, la transition entre thermique et électrique est imperceptible bien que peu permissive. Au point de rendre le bouton EV quasi inutile à notre sens. Il faudra donc faire confiance au petit SUV pour gérer le volet hybride. Et ça tombe bien : il maîtrise très bien ses consommations comme nous le verrons plus bas.


+2Le Lexus LBX se montre très facile et agile en toutes circonstances, ce qui le rend polyvalent. Les plus énergiques y trouveront également leur compte. Côté technique : empattement de 2,58 m, porte-à-faux arrière de 74 cm, et voies d’1,82 m. En pratique, cela se traduit par un comportement plus maîtrisé que ce que l’on attendait. Le petit SUV nous surprend par ses qualités dynamiques, et par sa stabilité même en conduite « appuyée ». Les retouches apportées à la plateforme GA-B font donc leurs preuves. Virages et rond-points à vive allure nous mettent étonnamment en confiance, sans oublier le freinage puissant et précis. Ce dernier bénéficie du « Vehicle Breaking Posture Control » qui permet de répartir les forces de freinage avant/arrière. Cela évite au crossover de plonger lors des gros freinages, comme le confirment nos tests. L’ensemble est donc stable et agile, à vitesse élevée comme à l’arrêt.




La maniabilité est évidemment à l’avenant en ville, avec une direction légère et un rayon de braquage de seulement 5,20 m. L’alimentation électrique est confiée à une batterie NiMH d’1 kWh. Utilisée uniquement dans le Lexus RX jusqu’à maintenant, sa densité élevée permet une capacité usuelle tout en minimisant taille et poids. Associée au système prédictif du véhicule, l’ensemble optimise la récupération d’énergie et délivre la puissance quand il le faut. Un système qui fonctionne de concert avec la topographie du parcours, les données GPS, ainsi que la circulation en temps réel. Mis bout à bout, le tout permet d’afficher des consommations plus que correctes. Le Lexus LBX annonce entre 4,3 et 4,6 l/100 km. Voici quelques consommations relevées lors de nos parcours d’essai :
| Distance parcourue | Vitesse moyenne | Consommation |
| 33,6 km | 40 km/h | 3,8 l/100 km |
| 26,8 km | 50 km/h | 4,0 l/100 km |
| 41,5 km | 90-110 km/h | 5,0 l/100 km |
| 27,4 km | 110-120 km/h | 5,1 l/100 km |




Comme vous pouvez le voir, le Lexus LBX se montre peu gourmand en ville, en particulier entre 30 et 50 km/h grâce à un bon mix thermique/EV. On obtient assez facilement des valeurs autour de 4,0 l/100 km, sans pour autant forcer l’écoconduite non plus. Des parcours mixtes avec voies rapides entre 110 et 130 km/h font forcément grimper la conso. Les valeurs restent tout de même mesurées, puisque l’on oscille entre 5,0 et 5,2 l/100 km. Des trajets mixtes au quotidien, entre urbain, péri-urbain, et quelques voies rapides, tournent ainsi autour de 4,8 à 5,0 l/100 km. Avec le réservoir de 36 l, nous pouvons donc estimer une autonomie réelle de plus de 600 km.
Pour résumer, le Lexus LBX est un bon crossover urbain, qui se démarque par son approche premium. Compact, agile et facile au quotidien, il se permet une présentation plus que soignée. Le plus petit et le plus accessible des Lexus donc, mais à la hauteur de la réputation du constructeur. Si son coffre de 332 l (pour notre version deux roues motrices) reste un brin limité, et ses commandes tactiles frustrantes au premier abord, il s’illustre par ses qualités dynamiques et son efficience. Forcément, les tarifs (pas donnés, attendons les offres en LOA/LLD ?) grimpent avec les niveaux de finition. À partir de 34 300€ en LBX « tout court », 40 300€ en Emotion, et 42 800€ en Cool. Jusqu’à atteindre 47 000€ pour l’Original Edition en transmission intégrale. Une configuration que l’on a également hâte de pouvoir essayer sur Automobile Propre. Alors, qu’en pensez-vous ?

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