Le marché européen des utilitaires est en net recul au premier semestre 2025. En France, comme chez nos voisins, les immatriculations de fourgonnettes, camions et bus ont fortement reculé. Autre mauvaise nouvelle : les chiffres montrent que le diesel domine toujours largement les débats. C'est vrai pour les fourgonnettes (81,8 %), les camions (93,1 %) et les bus (66 %). Pourtant, dans ce paysage morose, il y a tout de même une lueur d'espoir : l'électrification s'en sort bien et réussit à tirer son épingle du jeu.
Avec une chute de 13,2 % des immatriculations (912 596 unités) dans l'Europe, les camionnettes ont été particulièrement touchées. En France, la baisse atteint 12 % (184 352). Ce recul s’inscrit dans un contexte économique tendu, où les entreprises retardent le renouvellement de leurs flottes. Malgré tout, les modèles électrifiés (100 % électriques et hybrides rechargeables confondus) progressent. Ils représentent désormais 10,2 % des ventes dans l’Union européenne, contre 6 % un an plus tôt.

Camions électriques : il faut accélérer l’installation de bornes de recharge dans les dépôts
Le marché des camions affiche une baisse de 14,9 % au niveau européen. La France enregistre un recul de 18,8 %, derrière l’Allemagne, particulièrement touchée (-27,5 %). Pourtant, les camions électrifiés gagnent du terrain. Ils représentent désormais 4 % (7 385 unités) du marché, contre 2,3 % un an plus tôt. Les Pays-Bas concentrent près d’un cinquième de ces immatriculations, avec une hausse spectaculaire de 187 %. La dynamique reste encore modeste en France, avec 768 ventes.
Malgré ces signaux positifs, la progression des utilitaires électrifiés reste lente à l’échelle européenne. Les infrastructures de recharge, le prix des véhicules et l’incertitude réglementaire pèsent toujours sur la décision des acheteurs professionnels.










