Une étude menée auprès de plus de 1 300 gestionnaires de flottes en France, en Allemagne et en Italie montre une électrification qui accélère. Le coût des véhicules, des bornes et de l’énergie reste toutefois un frein majeur.
Edenred Mobility a publié le 3 novembre une enquête réalisée au premier semestre 2026 par The Value Engineers. Elle porte sur 1 317 décideurs, dont un peu plus de 400 en France. Tous travaillent dans des entreprises qui roulent déjà à l’électrique ou prévoient de s’y mettre sous deux ans. Un panel qui, déjà engagé dans la transition, ne reflète donc pas l’ensemble du parc professionnel.
Dans les flottes interrogées, l’essence et le diesel représentent encore 49 % du mix, contre 26 % pour l’électrique. Selon les projections réalisées, la part des thermiques reculerait de 21 points et celle de l’électrique progresserait de 16 points d'ici 2028.
La France affiche la plus forte proportion d’électriques (31 %), devant l’Allemagne (26 %) et l’Italie (21 %). Cette tendance se retrouve dans les immatriculations des flottes, où l’électrique dépasse désormais le tiers des ventes.
Le prix d’achat des véhicules reste le principal obstacle (46 %). Viennent ensuite le coût et le délai d’installation des bornes (38 %), puis l’instabilité des règles fiscales (27 %). Au quotidien, les gestionnaires peinent surtout à maîtriser le coût de la recharge, en itinérance (43 %) comme sur site (41 %). Un sur trois s’inquiète aussi de la fiabilité du réseau public.
Une étude qui va dans le sens d'Edenred, qui y voit naturellement un argument pour ses propres outils de paiement et de pilotage de la recharge.











