L'année 2024 marquera à jamais un tournant dans l'histoire de Northvolt. Promise à un destin de champion européen des batteries, l'entreprise suédoise est en train de mourir à petit feu. Après une première restructuration et la suppression de 1 600 postes il y a quelques semaines, Northvolt est à cours de trésorerie. La firme vient de se mettre sous la protection de la loi américaine sur les faillites.

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Aujourd'hui, la dette de l'entreprise culmine à 5,84 milliards de dollars (soit environ 5,58 milliards d'euros). La trésorerie a fondu à 30 millions de dollars. En se mettant officiellement en redressement judiciaire, Northvolt espère se relancer en mettant la main sur 245 millions de dollars. Dans son communiqué de presse, la société explique que l'un de ses clients doit lui apporter un financement de 100 millions de dollars.
Malgré cette situation délicate, le géant suédois assure que « les opérations continueront de se dérouler comme d'habitude, de la même manière que d'autres entreprises internationales qui ont utilisé le processus du Chapitre 11 pour réorganiser leurs obligations financières ». Northvolt promet que les salaires des employés seront bien versés. L'entreprise se veut rassurante et ajoute qu'il ne « s'agit pas d'une procédure de faillite ».
Northvolt préfère parler d'une simple « réorganisation ». S'il est vrai que le Chapitre 11 offre aux entreprises en grandes difficultés financières « le temps de restructurer leur dette » ou de « vendre des actifs », la situation n'est toutefois pas idéale. Pour faire simple, c'est la dernière étape avant un éventuel sauvetage ou la fermeture. Il se trouve que même le gouvernement suédois a exclu d'apporter de nouveaux financements.











