Une fois l’effet d’annonce retombé, les déclarations de Donut Lab ont rapidement suscité le scepticisme dans une large partie de l’industrie. La start-up finlandaise affirmait au début du mois avoir franchi un cap que les grands noms du secteur estiment encore hors de portée, celui d'une batterie solide « prête pour la production ».
Le patron de Svolt n'y croit pas
Yang Hongxin, président de Svolt, une entreprise chinoise spécialisée dans les batteries, a publiquement mis en doute la crédibilité du projet. Dans des propos relayés par plusieurs médias dont CarNewsChina, il qualifie l’annonce de « fraude ».
Selon lui, les caractéristiques avancées (densité énergétique très élevée, recharge ultra-rapide, longévité exceptionnelle et stabilité sur une large plage de températures) sont techniquement incompatibles à l’heure actuelle.
Le dirigeant pointe aussi un décalage avec l’état réel de la recherche industrielle. La plupart des groupes automobiles et des fabricants de cellules évoquent des prototypes ou des petites séries d’ici 2030. Mais aucun ne revendique aujourd’hui une production de masse à grande échelle. Même les batteries dites « semi-solides », une technologie intermédiaire dont est équipée la nouvelle MG4 en Chine, restent rares sur le marché.

Deux entreprises européennes s’allient pour accélérer le développement des batteries solides
Le patron de Svolt souligne également le manque de transparence sur les caractéristiques techniques. Donut Lab invoque le secret industriel et refuse de détailler les matériaux employés et les procédés de fabrication. Une posture compréhensible, mais inhabituelle pour une technologie présentée comme « déjà prête à l’industrialisation ».
Donut Lab n'a plus le choix. La firme va devoir faire ses preuves sur le terrain pour être prise au sérieux !











