Suzuki a annoncé le 4 mars 2026 avoir conclu un accord avec Kanadevia, une entreprise basée à Osaka spécialisée dans le développement de batteries lithium-ion à l’état solide. C'est la première incursion officielle du constructeur japonais dans ce domaine hautement stratégique. L'opération devrait être finalisée le 1er juillet 2026, et elle permet à Suzuki de mettre la main sur une technologie en développement depuis plus de 15 ans.

Cette batterie solide passe de 0 à 80 % de charge en moins de 5 minutes, mais il y a un hic
Les batteries solides se distinguent de celles utilisées actuellement dans nos voitures électriques par l’usage d’un électrolyte solide plutôt que liquide. Mais concrètement, ça change quoi ? Cette innovation offre plusieurs avantages. Notamment une densité énergétique plus élevée, ce qui signifie qu’une batterie peut stocker davantage d’énergie dans un volume similaire. Et cela va contribuer à améliorer l’autonomie des wattures.
La sécurité constitue un autre point fort de cette technologie. Le procédé de fabrication à sec développé par Kanadevia élimine « tout risque de fuite de liquide », garantit une « résistance accrue aux environnements climatiques difficiles » et promet un fonctionnement « fiable sur une large plage de températures ». Autant de qualités qui rendent les batteries solides intéressantes non seulement pour l’automobile, mais aussi pour des secteurs comme l’aérospatiale ou l’électronique embarquée dans des environnements extrêmes.
Avec cette acquisition, Suzuki rejoint une tendance globale. La plupart des constructeurs automobiles travaillent également sur le sujet. Ce rachat va permettre au groupe japonais d’intégrer progressivement des solutions plus sûres et plus performantes dans ses futures voitures électriques. Le calendrier exact des premières applications reste à préciser.
À lire aussi
Batteries des voitures électriques : faut-il craindre une pénurie de lithium dès 2028 ?











