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ProLogium veut entrer au Nasdaq pour financer son usine de batteries solides à Dunkerque

ProLogium, fabricant taïwanais de batteries solides, prévoit de fusionner avec une SPAC pour garantir le financement de son usine française. Cette opération consiste à contourner le processus complexe d'une introduction en bourse traditionnelle. Objectif : apporter 250 millions de dollars de nouveaux capitaux.

Le Taïwanais ProLogium prévoit de s’associer à Translational Development Acquisition, une société écran, (ou SPAC). À l’issue de l’opération, la nouvelle entité doit prendre le nom de ProLogium Technology et être introduite sur le Nasdaq (la deuxième plus grande bourse d'échange au monde) sous le symbole PRLG. Pour le fabricant asiatique, cette voie permettrait d’accéder plus rapidement aux marchés financiers qu’une introduction en bourse classique, une procédure souvent plus longue et plus encadrée.

Même si l'entreprise arrive à lever 250 millions de dollars (ce qu'elle espère), elle devra encore convaincre les investisseurs de sa capacité à produire en série une technologie coûteuse et complexe. Cette entrée au Nasdaq est une étape importante, mais ce n'est absolument pas une garantie de succès commercial.

ProLogium a choisi Dunkerque, dans les Hauts-de-France, pour implanter sa première grande usine européenne de batteries solides. Le site, dont la première pierre a été posée en février, doit produire des cellules lithium-céramique à électrolyte solide. Cette technologie est présentée comme l’une des pistes les plus prometteuses pour les futures générations de batteries dans le domaine de la voiture électrique. Mais, pour le moment, son industrialisation à grande échelle reste un défi majeur pour l’ensemble du secteur.

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Le calendrier annoncé par l’entreprise prévoit une montée en puissance progressive. La première phase doit permettre d’atteindre une capacité annuelle de 0,8 GWh, avec une fin de construction visée en 2028. ProLogium entend ensuite augmenter les volumes à partir de 2029, pour atteindre 4 GWh par an en 2030, puis 12 GWh en 2032. À plus long terme, le site pourrait théoriquement grimper jusqu’à 48 GWh, un niveau qui le placerait parmi les projets les plus conséquents de l’écosystème européen de la batterie.

Pour la France, ce dossier s’inscrit dans une stratégie de réindustrialisation autour de la voiture électrique. Dunkerque concentre déjà plusieurs projets liés aux batteries et aux matériaux. Dans les Hauts-de-France, l’objectif de créer une filière locale moins dépendante de l’Asie. Il y a ACC à Douvrin, Verkor à Bourbourg ou encore AESC à Douai. Le projet ProLogium bénéficie d’ailleurs d’un soutien public conséquent avec 1,4 milliard d’euros de subventions accordées par le gouvernement français.

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Passionné depuis de nombreuses années par l'électromobilité, l'industrie automobile et le monde de la tech, il passe son temps à scruter et analyser les actualités et les grandes tendances en lien avec les véhicules électriques. Avec une appétence toute particulière pour les chiffres et les évolutions des usages de la mobilité.
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