Les résultats de l’étude chinoise sur les systèmes d’assistance à la conduite menée par Dongchedi donnent une vision assez claire des performances actuelles des modèles commercialisés au sein de l'empire du Milieu. Premier enseignement : les Tesla Model 3 et Model X dominent assez largement les débats.
Les véhicules américains ont tous deux obtenu cinq succès sur les six tests réalisés. Chacun d'entre eux couvrait différentes situations critiques, du freinage d'urgence, à l’évitement d’un sanglier. D'ailleurs, le Model X est l’unique véhicule à avoir su esquiver l’animal. Pourtant, il est l'un des seuls à ne pas disposer d'un capteur LiDAR.

Aides à la conduite : des chercheurs ont trouvé comment obliger les conducteurs à rester concentrés
En troisième place, on retrouve la Wey Lanshan (aussi appelée Wey 07 en Chine) de Great Wall Motor. Le modèle a impressionné les journalistes chinois avec son système Coffee Pilot Ultra. La voiture a réalisé des performances supérieures à bon nombre de ses concurrentes chinoises testées.
À l’inverse, des modèles comme les Zeekr 001, Xpeng P7+, Onvo L60, Firefly EV, Volkswagen Passat ou encore la Mercedes Classe C, ont obtenu des scores très décevants. Ces véhicules n'ont réussi aucun des six tests. Voilà qui vient asseoir un peu plus la domination de Tesla dans le domaine de la tech, malgré la bonne réputation des marques chinoises.

Les écarts observés ne s’expliquent pas simplement par le fait que les marques intègrent ou non un LiDAR. Certaines voitures équipées du même système ADAS affichent des résultats divergents selon les versions logicielles ou matérielles (puce, positionnement des capteurs, etc.). Ces paramètres influent fortement sur le temps de réaction et la fiabilité dans des situations réelle .
Si les voitures électriques chinoises ne sont pas encore les meilleures, elles sont les plus nombreuses à disposer de technologies d'aides à la conduite de niveau 2, voire 2+. Des marques comme BYD, Xiaomi, Nio ou Li Auto démocratisent progressivement ces technologies.

Le chinois BYD prend une décision inédite qui peut faire trembler l’industrie automobile
Mais l’arrivée massive de ces systèmes a suscité une réaction réglementaire en Chine. Il y a quelques mois, le ministère de l’Industrie et des Technologies de l’Information a interdit l’usage de termes flous comme « conduite intelligente » ou « conduite autonome ». Les mises à jour OTA (over the air) sont désormais très encadrées.
Ce classement pourrait bien provoquer une poussée d'orgueil en Chine. Les constructeurs chinois vont vouloir passer devant Tesla et auront probablement bientôt des systèmes tout aussi compétitifs.











