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Pour des voitures électriques à petit prix, le patron de Renault veut s'inspirer du Japon

Luca de Meo aimerait voir un équivalent européen aux kei-cars japonaises, ce qui permettrait de proposer des petites voitures électriques à bas prix.

Luca de Meo, directeur-général du groupe Renault, est à la tête de l'association des Constructeurs Automobiles européens (ACEA). C'est en cette qualité qu'il a demandé aux institutions européennes, il y a quelques jours, plus de souplesse dans la folie des réglementations qui régissent l'industrie automobile sur le Vieux Continent. Selon lui, le calendrier comporte « huit ou neuf réglementations européennes chaque année jusqu’en 2030 ». Et qui vont donc s'ajouter à un grand nombre déjà en vigueur.

Selon lui, ces normes de plus en plus sévères ne favorisent pas le lancement de voitures électriques à petit prix, pourtant très importantes pour permettre aux ménages modestes d'acheter un modèle branché, sans passer par une location aux conditions alambiquées. Pour illustrer cette situation, Luca de Meo a évoqué les kei-cars, ces petites voitures japonaises qui profitent d'avantages fiscaux.

Il y a quelques mois, il avait déjà cité ces petites voitures comme une source d'inspiration pour proposer un nouveau modèle d'accès électrique. Depuis, le constructeur a officialisé la mise au point d'une nouvelle Twingo électrique. Si son design va s'inspirer de celui de la première génération, sa formule va reprendre quelques aspects des kei, avec notamment l'idée de maximiser l'espace intérieur dans un gabarit réduit avec cinq portes.

Mais la voiture devra toujours respecter un cahier des charges drastique en matière de normes européennes, notamment pour les crash-test. C'est notamment à cause de ce point que les constructeurs japonais ne proposent pas chez nous leurs kei, qui sont maintenant déclinées en électrique.

Luca de Meo a donc plaidé pour la création en Europe d'une catégorie équivalente aux kei-cars. Comme leurs homologues japonaises, elles auraient des contraintes en matière de taille, de puissance ou pourquoi pas de vitesse, contre en échange un cahier des charges moins sévère côté sécurité. Ce pourrait être le chaînon manquant entre les quadricycles électriques façon Citroën Ami et les voitures "classiques".

Cette formule permettrait de proposer des voitures électriques cinq portes autour de 10.000 à 15.000 €.

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Il aime les voitures, il aime les médias, il a donc mélangé les deux pour devenir journaliste automobile, avec une appétence particulière pour les scoops et nouveautés. Il a aussi la particularité de mélanger ses sneakers.
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