Les chiffres publiés début avril ont confirmé un net ralentissement de l'activité de Tesla. Le constructeur a vu ses livraisons mondiales reculer de 13 % sur un an au premier trimestre 2025. En Europe, le recul était encore plus marqué avec une chute de 45 %. Une dynamique inquiétante dont les causes sont multiples.
Elon Musk est optimiste, mais...
Malgré cette séquence difficile, Elon Musk a affirmé lors du Forum économique du Qatar que « la situation est déjà rétablie ». Il en veut pour preuve la remontée du cours de l’action (+ 26% en deux semaines). La capitalisation boursière de l'entreprise vient de repasser au-dessus du seuil symbolique de mille milliards de dollars.

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Si on se fie aux déclarations du patron de Tesla, « les ventes sont bonnes en ce moment », et les inquiétudes du marché seraient derrière lui. Mais cette lecture optimiste est à nuancer. Si Wall Street a accueilli favorablement les signaux de redressement, l’action Tesla reste encore inférieure de près de 30 % à son sommet historique.
Par ailleurs, aucun chiffre détaillé n’a encore confirmé une reprise nette et globale des ventes, en dehors des États-Unis. En Europe, Tesla reste confronté à une concurrence agressive, avec d'un côté la progression des marques chinoises (BYD, XPeng et MG). Et de l'autre, nos marques historiques réalisent de belles performances sur l'électrique.
Attention donc aux raccourcis parfois trompeurs. Les indicateurs restent contrastés. Pour parler de redressement réel et durable, il faudra attendre les chiffres du deuxième trimestre.
Lors de cet échange, Elon Musk a aussi assuré qu'il allait rester à la tête de Tesla. Ajoutant "sauf si je décède".












