Fâché avec Donald Trump, Elon Musk a décidé de voler de ses propres ailes. Le milliardaire a officialisé la création de « l'America Party », un parti politique dont l’ambition est de peser au Congrès. Musk espère pouvoir bloquer des lois qu'il juge « controversées ». Mais les investisseurs ne voient pas cela d'un très bon œil.
Tesla n'avait pas besoin de ça
Cette nouvelle incursion dans la sphère politique intervient dans un contexte tendu pour Tesla. Le groupe vient d’annoncer une baisse de 14 % de ses livraisons au deuxième trimestre, signe d’un ralentissement de la demande et d’une intensification de la concurrence, notamment en Chine. La réaction immédiate des marchés a été brutale, avec un recul marqué de l'action Tesla.

Des proches d’Elon Musk liquident leurs actions alors que Tesla s’apprête à lancer son service de robotaxis
La personnalité clivante de Musk et sa proximité affichée, puis rapidement distendue, avec Donald Trump ont déjà nui à l’image de Tesla ces derniers mois. En mai, son retrait du Département de l’efficacité gouvernementale avait temporairement rassuré les marchés. Mais ce retour sur le devant de la scène politique ravive les inquiétudes.
Pour de nombreux analystes, l’activisme politique du milliardaire détourne son attention d’enjeux industriels cruciaux. « C’est exactement le contraire de ce que les actionnaires souhaitent voir », résume Dan Ives, de Wedbush Securities. D’autant plus que pour Tesla, on sent bien que l’ère du monopole touche à sa fin.











