L'automobile reste centrale dans le quotidien des Français, mais les habitudes évoluent. Selon la 9e édition du baromètre Alphabet France x Ifop, plus d’un actif sur deux (52 %) souhaite opter pour une motorisation électrique ou hybride lors de son prochain achat. Un chiffre en progression par rapport à 2024 (47 %) et 2023 (43 %). On peut donc dire que nous assistons à une dynamique positive en faveur de l'électromobilité.

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Dans le détail, les usages reflètent une transition déjà amorcée. Aujourd’hui, 14 % des actifs roulent avec un véhicule électrifié, qu’il soit 100 % électrique, hybride simple ou rechargeable. Un taux en progression régulière : nous étions à 11 % en 2024 et 9 % en 2023. Si la majorité des trajets domicile-travail restent assurés en voiture thermique, la montée en puissance des motorisations alternatives est désormais mesurable.
Quelles sont les raisons qui poussent les Français à basculer pour une motorisation électrifiée ? L'étude révèle que 55 % d'entre eux mettent en avant un coût d’usage plus avantageux qu’avec un véhicule thermique. L’argument écologique arrive en deuxième position (45 %). Enfin, le confort séduit de plus en plus, avec 43 % des sondés qui jugent la conduite « plus agréable », et 28 % qui apprécient particulièrement le silence à bord.
Chez les conducteurs de thermiques, l’intérêt pour l’électrique se confirme. Près d’un tiers (32 %) se disent prêts à franchir le pas, principalement pour des raisons économiques (57 %) ou écologiques (56 %). Un signe que la perception évolue, même si des réticences subsistent. Le coût d’achat, cité par 64 % des sondés, demeure l’obstacle principal. Ensuite on retrouve une inquiétude liée à l’autonomie (37 %) et au temps de recharge (40 %).
Ces freins apparaissent toutefois de moins en moins fondés au regard des évolutions récentes et des 180 000 points de charge publics accessibles en France à date. On peut dire que la photographie livrée par cette enquête met en lumière un basculement progressif mais tangible. Quand on sait que 75 % des actifs continuent d’utiliser leur voiture pour se rendre au travail, l’idée d’un futur électrique s’ancre de plus en plus dans les esprits.











