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Pour résister aux chinois, Stellantis mise... sur le moteur diesel !

Citroën Berlingo

Pour justifier les pertes énormes enregistrées en 2025, Stellantis pointe du doigt le véhicule électrique. Fidèle à cette doctrine, le groupe opère un spectaculaire renversement de situation. Il mise à présent sur le diesel, et en fait un argument contre la poussée des constructeurs chinois.

Adieu aux ambitions de vendre 100 % de voitures en électrique en 2030 sur le marché européen, et 50 % sur le marché nord-américain. Et re-bonjour diesel. À ce niveau, ce n'est plus un demi-tour, mais une sorte de double lutz que nous propose Stellantis. Ce retour en grâce du diesel fait suite à l'annonce de pertes record avec une charge exceptionnelle de 22 milliards qui serait uniquement due aux contre-performances du marché du véhicule électrique.

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On se souvient que Stellantis avait supprimé du catalogue certains de ses modèles diesel afin de répondre aux objectifs de réduction des émissions de CO2. Ils font à présent leur grand retour. Le groupe parie-t-il sur un nouvel assouplissement des règles CAFE en Europe ?

Le diesel revient d'abord sous le capot des versions familiales de la gamme utilitaire : Citroën Berlingo, Peugeot Rifter, mais aussi les Citroën SpaceTourer ou Peugeot Traveller. Et bien entendu avec les clones des autres marques du groupe. Signalons qu'un Berlingo devra régler 1 901 euros de malus en France, tandis que le grand frère SpaceTourer est affublé d'un malus éliminatoire de... 48 901 euros.

Mais le diesel va aussi être de nouveau proposé avec les Peugeot 308 ou Opel Astra. Stellantis souligne qu'il continuera à proposer des motorisations diesel dans d'autres modèles comme la DS7, les Alfa Romeo Tonale, Stelvio ou Giulia. Ira-t-il jusqu'à relancer la conception de nouveaux modèles en diesel ?

Un argument face aux chinois

Face à la montée des chinois, qui approchent désormais des 10 % de part de marché en Europe, certaines marques ont choisi de proposer des modèles électriques ou hybrides compétitifs. Stellantis a choisi le diesel. Car c'est bien l'arrivée de ces nouveaux constructeurs qui est censée justifier ce retour au mazout. L'argument est imparable : les constructeurs chinois n'ont pas d'offre diesel, donc c'est un avantage concurrentiel d'en proposer.

Est-il besoin de préciser que la part du diesel sur les ventes en Europe est passée de 50 % à moins de 10 % en 10 ans seulement ? Ironiquement, elle est inférieure à la part de marché des constructeurs chinois.

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Passionné d'automobile depuis toujours, Gautier s'intéresse aujourd'hui surtout à la stratégie des constructeurs et aux innovations. Il suit avec une attention particulière le marché chinois depuis plusieurs années, mais aussi la montée en puissance et le développement frénétique des constructeurs chinois.
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