Depuis quelques années, le Népal semble se tourner massivement vers la voiture électrique. En 2025, le pays a importé près de 13 500 véhicules du genre, deux fois plus que les modèles thermiques. Dix ans plus tôt, les autorités n’avaient recensé que 7 importations de véhicules électriques... Un basculement spectaculaire, porté par un contexte très particulier. En effet, le Népal produit une part importante de son électricité grâce à l’hydroélectricité, issue des rivières de l’Himalaya.
Et ça change tout ! Cette situation permet au pays de mieux encaisser la flambée des carburants. Depuis plusieurs semaines et le début du conflit au Moyen-Orient, les prix des carburants ont fortement augmenté, avec des conséquences directes sur le coût des transports. Pour les professionnels de la route, l’écart est devenu considérable. Auprès de l'AFP, un chauffeur de minibus électrique explique qu’une recharge complète lui revient à environ 8 dollars, contre plus de 66 dollars pour l’équivalent en diesel.

Dans ce petit pays dont personne ne parle, les voitures électriques représentent déjà 3 ventes sur 4
À Katmandou, les véhicules électriques sont désormais bien visibles, notamment parmi les taxis et les minibus. Selon les autorités locales, jusqu’à 60 % des minibus qui entrent dans la capitale par les principaux axes seraient déjà électriques. Mais cette dynamique pourra-t-elle tenir dans la durée ? La demande dépasse déjà l’offre chez certains concessionnaires... Et le marché est très dépendant de la Chine, qui représente plus de 75 % des importations de véhicules électriques dans le pays selon BFM.











