Malgré les mesures d'économies et les réformes mises en place, Volkswagen est loin d'être sorti de l'ornière. Dans une vidéo destinée aux salariés, le patron a ainsi déclaré que l'entreprise était dans une situation plus que critique. Cette déclaration, qu'il étend à l'industrie automobile allemande, arrive juste avant d'importantes discussions avec les représentants du personnel.
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La situation est en grande partie due à la bascule manquée vers l'électrique et à la Chine. Volkswagen était en effet ultra-dépendant de ses ventes dans l'Empire du milieu. Avant 2020, il y réalisait plus d'un tiers de son volume mondial, mais la situation a bien changé.
Ces derniers mois, le groupe a déjà acté la suppression de 50 000 emplois, ainsi que la fermeture de son usine de Dresde. Un choc pour le géant européen qui n'avait jamais fermé d'usine sur le sol allemand. Et ce n'est pas terminé, puisque de nouvelles réductions d'effectifs pourraient être envisagées.
Quel avenir pour les cinq usines en trop ?
Volkswagen souffre d'une nette surcapacité de production, estimée à 500 000 véhicules par an. Pas moins de cinq usines sont donc sur la sellette, y compris chez Audi : Osnabrück, Hanovre, Emden, Zwickau et Neckarsulm. Trois de ces usines sont situées dans le Land de Basse-Saxe, actionnaire de VW à hauteur de 20 %. Les représentants du Land ont d'ailleurs fait capoter en juin dernier le plan de réforme proposé par le conseil de surveillance.
Le syndicat IG Metall est bien entendu lui aussi opposé à toute fermeture d'usine. Pour l'heure, Oliver Blume prend soin d'indiquer qu'aucune nouvelle fermeture n'est au programme. Malgré tout, il a clairement alerté : "nous ne voyons actuellement aucun moyen pour que les usines d'Emden, Hanovre, Zwickau et Neckarsulm restent rentables dans les années 2030".
Que faire de ces cinq usines ? Pour le site d'Osnabrück, des discussions sont en cours avec Rafael Advanced Defense Systems. L'ex-usine Karmann spécialisée dans les cabriolets pourrait ainsi à l'avenir produire des composants pour le système de défense israélien Iron Dome.
Pour les autres usines, il y a bien entendu la piste des constructeurs chinois. Xpeng est sur les rangs, tout comme BYD. Mais réussir la cession, que ce soit totale ou sous forme d'un partenariat, de toutes ces usines semble bien illusoire. D'autant qu'il s'agit de sites assez anciens, qui auront du mal à convaincre des investisseurs chinois habitués à des sites ultra-modernes.











