La vie des actions de Tesla s’apparente davantage à celles d’une startup américaine des nouvelles technologies qu’à celles d’un constructeur automobile. Il suffit de comparer sa valeur boursière (l’équivalent de 220 milliards d’euros), à celle de Toyota (220 milliards d’euros), alors que ce dernier produit et vend 22 fois plus de voitures.
Sur les 12 derniers mois, la valeur du titre a évolué entre un minimum de 179 et un maximum de 1.520 euros. L’action est petit à petit devenue difficilement accessible aux salariés et petits porteurs.
En attribuant 4 actions en dividende pour une détenue, le prix nominal du titre est divisé par 5 sans incidence sur la valeur de l’entreprise.
L’opération - une première pour Tesla depuis son introduction en bourse en 2010 - a été programmée au vendredi 28 août prochain, après la clôture. En seront bénéficiaires les actionnaires présents au capital le 21 août.
La bourse a déjà répondu favorablement à cette perspective avec une nouvelle hausse du cours (+7%) dès l’annonce effectuée par voie de communiqué.
Amener une nouvelle frange de petits porteurs aura-t-il une influence sur la stabilité du titre, notamment lorsque sa valeur amorcera une baisse ? C’est très possible. Tout d’abord parce que ce type d’investisseurs est davantage susceptible d’écouter les conseillers financiers qui auront toujours intérêt à faire durer le mythe d’un titre solide. Ensuite car ces actionnaires seront pour la plupart des passionnés et/ou des participants à l’aventure Tesla.











