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Dieselgate : Volkswagen renvoyé devant la justice française, Renault et Peugeot-Citroën sous pression

Les juges d'instruction ont pris leur décision. Volkswagen est renvoyé au tribunal le 18 décembre 2026 dans le volet français de l'affaire du dieselgate. Nos constructeurs français, Renault et Peugeot-Citroën, sont encore dans l'attente.

Ce renvoi devant le tribunal correctionnel constitue une étape majeure dans le scandale des moteurs truqués révélé en 2015. Volkswagen devra répondre de faits de « tromperie » sur la commercialisation de véhicules diesel équipés d’un dispositif capable de détecter les phases d’homologation. Selon l’accusation, ce système permettait d’améliorer artificiellement les performances antipollution lors des tests, tout en émettant sur route réelle des niveaux d’oxydes d’azote bien supérieurs aux seuils autorisés.

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Les investigations portent sur des faits présumés commis entre 2009 et 2016. En France, l'affaire concerne près d’un million de véhicules équipés du moteur diesel EA189. Des engins commercialisés sous plusieurs marques du groupe (Volkswagen, Audi, Skoda, Seat et Porsche). Ce procès fixé au 18 décembre 2026 s’annonce de grande ampleur. Des milliers de parties civiles, particuliers comme entreprises ou collectivités, qui estiment avoir subi un préjudice économique et environnemental, seront présentes.

Au-delà de l’image, le constructeur allemand encourt des sanctions financières potentiellement lourdes. Ces dernières seront calculées sur les gains tirés de l’infraction. Ça risque de faire mal... Sans oublier d’éventuelles restrictions d’activité.

Après plus d’une décennie de procédure, cette décision judiciaire est particulièrement symbolique. Plusieurs avocats évoquent l’espoir d’un débat public afin d’établir les responsabilités de chacun et d’obtenir réparation pour les automobilistes concernés. En France, contrairement à ce qui s'est fait dans d’autres pays, de nombreux propriétaires n’ont toujours pas été indemnisés. Voilà qui nourrit une attente forte autour du futur procès.

Dans ce dossier, l’attention se porte désormais sur les constructeurs français, comme le rappelle Le Parisien. Renault et Peugeot-Citroën (groupe Stellantis) sont encore dans l’incertitude. Le parquet a requis leur renvoi en correctionnelle, mais la décision finale appartient aux juges d’instruction qui n’ont pas encore tranché. Pour nos marques tricolores, un procès exposerait à des risques judiciaires, financiers et réputationnels importants. Et autant dire qu'ils n'ont pas besoin de cela.

Presque onze ans après les premières révélations, l’affaire du dieselgate continue ainsi de produire ses effets. Au-delà des conséquences directes pour les constructeurs, ce scandale a profondément modifié le cadre réglementaire européen. Avec le renvoi en correctionnelle de Volkswagen fin 2026, ce n'est peut-être pas terminé !

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Passionné depuis de nombreuses années par l'électromobilité, l'industrie automobile et le monde de la tech, il passe son temps à scruter et analyser les actualités et les grandes tendances en lien avec les véhicules électriques. Avec une appétence toute particulière pour les chiffres et les évolutions des usages de la mobilité.
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