Les ventes de véhicules chinois en Europe devraient frôler, voire dépasser, cette année les 10 % de part de marché et 1,5 million d'unités. Mais une infime partie est assemblée localement. Néanmoins, les choses évoluent rapidement et l'Europe est sur le point de gagner son premier enjeu : faire produire sur notre continent toutes ces voitures... même si la mise en place de taxes sur les véhicules électriques n'a sans doute pas changé grand-chose et si elle n'est certainement pas à l'origine de ces choix industriels.

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Entre les implantations d'usines de Chery, BYD ou Xpeng, les partenariats de Chery, Geely ou Dongfeng ou les productions sous contrat de Xpeng et GAC, les années à venir verront un nombre croissant de véhicules sous badge chinois sortir d'usines européennes. Certains cabinets comme S&P estiment ainsi qu'un million de voitures chinoises seront produites en Europe en 2030. Et 1,5 million en 2035.
Contenu et valeur locale
Faire produire localement, c'est bien. Mais cela n'apporte pas grand-chose si toutes les pièces sont importées. C'est le cas actuellement pour les productions de Chery en Espagne ou de GAC et Xpeng en Autriche. L'Industrial Acceleration Act en préparation à Bruxelles doit ainsi inclure des obligations de contenu local pour obtenir le label Made in Europe. Un label qui ouvrira la porte à différents avantages.
Ce qui forcera également les constructeurs chinois à implanter la production en Europe de leurs composants, y compris les plus sensibles comme les batteries ou moteurs électriques. Des équipementiers chinois viendront donc s'implanter, mais les équipementiers européens espèrent profiter de cette localisation.
Le taux d'intégration local est un sujet de discussion majeur entre Bruxelles et les constructeurs européens. Car eux aussi importent de très nombreuses pièces de Chine, sacrifiant leurs partenaires locaux sur l'autel de la réduction des prix des pièces.











