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Des salariés chinois ont fait grève chez BYD

C'est une image rare en Chine. Celle d'une grève dans une usine automobile. Elle a lieu au sein de l'usine BYD de Wuxi, dans la province de Jiangsu. Les salariés chinois protestent contre leurs mauvaises conditions de travail. BYD tente de supprimer les heures supplémentaires.

Une grève a eu lieu chez BYD la semaine dernière. Les salariés de l'usine de Wuxi, une grande ville proche de Shanghai, protestent contre leurs mauvaises conditions de travail. Des images et des vidéos publiées sur le web montrent un grand rassemblement d'employés dans l'enceinte de l'usine. Certains sont allongés sur le sol, recouverts de draps placés par la police.

D'après les informations relayées par le média local Lao Wu Hong Guan, les employés de BYD ont voulu faire savoir leur mécontentement. La direction a décidé de mettre en place un système de quatre équipes et de nouveaux horaires de travail. Pour les employés, cette mesure entraîne la perte des heures supplémentaires et donc une réduction de leurs revenus.

Lorsque BYD avait racheté cette usine à Johnson Controls, la firme chinoise avait promis que les « avantages sociaux resteraient inchangés » et, dans certains cas, seraient même « légèrement améliorés ». Selon les salariés de l'usine, BYD n'a pas respecté ses engagements, ce qui a contribué à l'insatisfaction des salariés et l'organisation de cette grève.

Alors que la plupart des travailleurs à travers le monde cherchent à réduire leur temps de travail, les salariés chinois ne sont pas dans cette logique. Ce n'est pas parce qu'ils aiment particulièrement faire des heures supplémentaires, mais plutôt parce qu'ils y sont contraints. Les salaires de base sont bas et les employés doivent se démener pour joindre les deux bouts.

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BYD propose un salaire de base de 2 490 yuans (environ 320 euros), ce qui coïncide avec le salaire minimum dans la province de Jiangsu. Avec des heures supplémentaires, les salariés peuvent arriver à obtenir un revenu mensuel compris entre 5 000 et 6 500 yuans (entre 640 et à 860 euros). Le constructeur n'a pas encore réagi publiquement au sujet de cet incident.

Cette tactique est couramment utilisée dans le pays pour forcer indirectement les employés à démissionner. Avec la guerre des prix qui fait rage en Chine, on peut se demander si BYD n'essaye pas de se délester de certains employés. Li Auto, un autre constructeur chinois, a officiellement annoncé des licenciements massifs pour réduire ses coûts.

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Passionné depuis de nombreuses années par l'électromobilité, l'industrie automobile et le monde de la tech, il passe son temps à scruter et analyser les actualités et les grandes tendances en lien avec les véhicules électriques. Avec une appétence toute particulière pour les chiffres et les évolutions des usages de la mobilité.
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