Le chinois Svolt, filiale de Great Wall Motor, vient de confirmer la suspension de deux projets d'usine de batteries en Allemagne. Le secteur est en difficulté. Le suédois Northvolt a récemment été obligé de réduire la voilure et de se séparer de 1 600 salariés. Même chose pour ACC (la co-entreprise entre Stellantis, Mercedes et TotalEnergies), qui a mis en pause deux projets en Italie et en Allemagne.
Svolt renonce à ses projets en Europe
De son côté, Svolt prévoyait de construire deux usines dans la Sarre et dans le Brandebourg. Le premier site aurait dû être achevé à la mi-2024, et devait théoriquement produire 24 GWh pas an. L'autre usine, spécialisée dans la fabrication de cellules et prévue pour 2025, visait une capacité annuelle de 16 GWh. Il aurait dû s'agir du premier site du genre à l'étranger pour Svolt. Mais il n'en sera rien.
La construction des deux usines est officiellement au point mort, sans calendrier. Pour Svolt, la situation est délicate. Selon une personne connaissant bien le dossier, « la firme chinoise a du mal à fonctionner correctement sur son propre marché ». Elle ne peut donc pas se permettre de déployer de nouveaux projets à l'étranger. L'investissement total en Europe devait atteindre les 4 milliards d'euros.

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Cette décision n'a vraisemblablement pas été prise pour punir l'Europe de sa nouvelle taxe. En février, Yang Hongxin, PDG de Svolt, avait déjà déclaré que son entreprise avait été forcée de procéder à quelques « changements » pour faire face à « une concurrence de plus en plus féroce dans l'industrie des batteries ». La firme chinoise a notamment licencié plusieurs centaines d'employés.











