Derrière l’annonce de la vente de cette usine, c’est tout un pan des ambitions électriques de Foxconn qui vacille. En 2021, le géant taïwanais achetait à la start-up Lordstown Motors une ancienne usine de General Motors, dans l’Ohio, avec l’intention d’en faire un centre névralgique de l’électromobilité. Trois ans plus tard, le site est revendu.
Foxconn revend déjà l'usine de General Motors
Foxconn aurait cédé l'usine à une entité obscure, créée deux semaines avant la transaction. Ce désengagement progressif dans le monde de l'automobile illustre une réalité assez évidente : fabriquer des voitures électriques ne s’improvise pas. Si l'entreprise maîtrise parfaitement l’électronique, l’assemblage automobile est un défi d’un autre ordre.

Le fabricant de l’iPhone va produire une Mitsubishi électrique
Aux États-Unis, trois des jeunes pousses de la mobilité électrique avec lesquelles Foxconn espérait coopérer ont mis la clé sous la porte. L’entreprise évoque aujourd’hui un recentrage stratégique vers la fabrication de serveurs dédiés à l’intelligence artificielle. Une manière de tourner la page sans assumer pleinement cet échec automobile.
Dans un secteur déjà hautement concurrentiel, les velléités de diversification de certains géants technologiques se heurtent à la réalité. Le marché de la voiture électrique ne se conquiert pas seulement avec des promesses et des milliards. Ce domaine exigeant demande une expertise, un savoir-faire, un écosystème... et du temps.











