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Stellantis ouvre en grand ses usines européennes aux constructeurs chinois

Dongfeng Nammi 06

Les constructeurs chinois cherchent des capacités de production en Europe. Pendant ce temps, certains constructeurs européens voient leurs usines tourner au ralenti. Chez Stellantis, on est bien décidé à profiter de la situation.

En à peine cinq ans, les constructeurs chinois sont passés de 0 à 7 % du marché européen. Le succès de MG, BYD ou Chery fait des envieux. Bien d'autres groupes veulent prendre leur part du gâteau et accélèrent leur implantation. Pour gagner du temps, certains cherchent à exploiter des capacités de production existantes et sous-utilisées. L'assemblage de modèles Geely chez Ford a ainsi déjà été évoqué dernièrement, et c'est dans ce cadre que Stellantis négocie actuellement avec Hongqi et Dongfeng.

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Déjà présent dans différents pays d'Europe, Hongqi peine encore à convaincre. Loin de baisser les bras, il discute avec Stellantis sur la production de véhicules dans son usine de Valence. Leapmotor joue ici le rôle d'entremetteur. Le partenaire du groupe américano-européen à l'international y produira prochainement des véhicules. Mais il est également associé à Hongqi en Chine.

La marque de prestige du groupe public FAW a d'ailleurs dévoilé au salon de Pékin il y a quelques jours un tout nouveau modèle, simplement nommé pour le moment Global SUV. Et ce petit SUV est en réalité un simple clone du Leapmotor B10. Il s'agit donc d'un véhicule directement pensé pour les marchés hors de Chine, et en particulier l'Europe. La production du B10 à Valence ouvre logiquement la porte à celle de son clone à ses côtés.

Une autre usine Stellantis pourrait accueillir une production chinoise dans les mois et années à venir. Cette usine, c'est celle de Rennes La Janais qui s'occupe du Citroën C5 Aircross. Produit à environ 65 000 unités l'année dernière, ce seul modèle ne suffit pas à remplir les chaînes qui voyaient sortir plus de 200 000 voitures par an il y a deux décennies. Ici, c'est Dongfeng qui entre en scène. Partenaire de longue date de PSA en Chine, il a participé au sauvetage du groupe en 2013 et détient encore à ce titre 1,6 % de Stellantis.

On ignore encore quel modèle pourrait être le premier véhicule de marque chinoise produit en France. Gageons qu'il s'agira d'un SUV hybride rechargeable ou électrique de segment B ou C. Un des candidats les plus prometteurs est le Nammi 06 qui illustre cet article.

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Passionné d'automobile depuis toujours, Gautier s'intéresse aujourd'hui surtout à la stratégie des constructeurs et aux innovations. Il suit avec une attention particulière le marché chinois depuis plusieurs années, mais aussi la montée en puissance et le développement frénétique des constructeurs chinois.
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