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Conduite autonome : après avoir dit non au FSD de Tesla, la France ouvre la porte à son homologation

Image : Philippe Tabarot / X

Le 2 septembre 2026, le ministre français des Transports Philippe Tabarot s’est entretenu en visioconférence avec Elon Musk au sujet du Full Self-Driving (FSD) de Tesla. Après avoir dit non, la France semble désormais changer de cap : deux véhicules équipés du FSD vont être testés sur route.

La position de la France au sujet du FSD (Full Self-Driving) de Tesla semble être sur le point d'évoluer. Il y a encore quelques semaines, le gouvernement estimait que les garanties de sécurité étaient encore insuffisantes pour permettre son déploiement dans l’Hexagone. Mais le récent échange qui a eu lieu le 2 septembre entre Philippe Tabarot et Elon Musk marque une nouvelle étape dans ce long processus d'homologation.

À l’issue de la visioconférence, le ministre des Transports a indiqué sur X que Tesla allait mettre deux véhicules à disposition des autorités françaises afin de procéder à des essais sur route. Paris affirme travailler depuis plusieurs mois avec le constructeur américain sur des adaptations techniques susceptibles de répondre à ses réserves. Celles-ci avaient été détaillées par Philippe Tabarot le 22 juillet.

Car malgré son nom de Full Self-Driving, le dispositif commercialisé par Tesla n'est en réalité qu'un système de conduite supervisée. Il ne s'agit donc pas d'un système de conduite autonome au sens où on l'entend, comme celui de Waymo. Il correspond à un niveau 2 : la voiture peut gérer une grande partie de la conduite, mais la personne installée au volant doit rester attentive et prête à reprendre le contrôle à tout moment.

Ces essais interviennent surtout à un moment décisif pour Tesla. Une décision européenne sur le FSD pourrait intervenir dans les prochaines semaines, avec un vote attendu dès le 6 octobre à Bruxelles. Pour obtenir une majorité qualifiée, le dispositif devra réunir le soutien d’au moins 15 États membres représentant 65 % de la population de l’Union européenne. Le poids de la France pourrait donc s’avérer déterminant.

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En parallèle, Tesla cherche à rassurer les autorités. Le constructeur affirme notamment que son FSD a enregistré 4,1 fois moins de collisions que la conduite manuelle de ses propres voitures sur plus de 100 millions de km parcourus dans cinq pays européens. Mais comme ces chiffres proviennent directement de Tesla, mieux vaut les considérer avec prudence.

La France ne donne donc pas encore son feu vert au FSD. Mais après avoir estimé cet été que le système n’était pas suffisamment sûr « en l’état », elle semble désormais prête à envisager son homologation si les dernières réserves techniques sont levées.

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Passionné depuis de nombreuses années par l'électromobilité, l'industrie automobile et le monde de la tech, il passe son temps à scruter et analyser les actualités et les grandes tendances en lien avec les véhicules électriques. Avec une appétence toute particulière pour les chiffres et les évolutions des usages de la mobilité.
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