L’industrie automobile change. Même les marques les plus premium se mettent à l’électrique. À commencer par Ferrari, qui lancera en 2026 son tout premier modèle à batterie. Face à ce virage, on pourrait logiquement s’attendre à voir McLaren suivre la même trajectoire. Pourtant, la firme britannique semble emprunter un chemin différent.
Pas de McLaren électrique en Europe ?
Son nouveau directeur général, Nick Collins, a confirmé lors de la Monterey Car Week que le constructeur n'abandonnera pas de sitôt les moteurs thermiques et hybrides. Le mythique V8 biturbo de 4 litres, pilier des supercars McLaren depuis des années, a même été récemment optimisé. La marque compte s’appuyer dessus encore longtemps.

Ferrari va-t-il s’inspirer d’une voiture chinoise pour mettre au point sa supercar électrique ?
Plus surprenant encore. Si McLaren venait un jour à développer une supercar 100 % électrique, elle ne serait probablement pas destinée à l’Europe. Collins a indiqué qu’un tel modèle viserait avant tout, et peut-être uniquement, la Chine. Un choix rationnel à l'heure où l'empire du Milieu domine de très loin le marché de l'électrique mondial.
Il pourrait également s'agir d'une décision stratégique. En effet, le nouvel actionnaire majoritaire de McLaren, CYVN Holdings, détient aussi des participations dans Nio, un constructeur chinois spécialisé dans l’électrique. Au passage, ce rapprochement permettra au britannique de profiter des avancées technologies de Nio.
On sent une certaine prudence chez McLaren. Une volonté de ne pas brûler les étapes. La marque de luxe ne veut surtout pas renier son ADN historique. Pour le moment la supercar électrique reste dans les cartons et s'éloigne un peu plus de l'Europe.











