Alors que l’électrification du transport routier de marchandises constitue l’un des axes majeurs de la stratégie française de décarbonation des mobilités, le constructeur suédois Scania a annoncé un projet d’investissement de 70 millions d’euros sur son usine d’Angers. Le site angevin, qui occupe une place stratégique dans l’organisation industrielle du groupe, emploie actuellement près de 1 500 salariés spécialisés dans l’assemblage de poids lourds.
L’investissement prévoit l’extension du site existant grâce à la construction d’un nouveau bâtiment. Scania transformera également plusieurs lignes d’assemblage pour les rendre compatibles avec la production de poids lourds électriques.
Selon le communiqué du ministère de l’écologie, plusieurs centaines d’emplois pourraient être créés à terme. Le nombre dépendra toutefois de la demande et du rythme d’adoption des camions électriques.

Recharge bidirectionnelle : Scania ouvre la voie au V2G à très haute puissance pour les camions électriques
Les camions électriques représentent aujourd’hui une part réduite des immatriculations françaises. Selon les chiffres communiqués par le gouvernement, ils pèsent environ 2 % des ventes de poids lourds. Ce niveau reste inférieur à celui observé aux Pays-Bas ou en Allemagne, où la part de camions électriques atteint respectivement 18 % et 7 %.
Un écart qui pourrait être bientôt comblé, la France ayant renforcé depuis ce lundi 1er juin les aides à l’achat accordées pour les poids lourds électriques. Via le levier des certificats d’économie d’énergie, les subventions peuvent désormais atteindre plus de 100 000 euros.
En parallèle, le gouvernement a engagé un programme national pour accompagner le développement de bornes de recharge rapides dédiées aux poids lourds. Objectif : 8 000 points de charge opérationnels au cours des 10 prochaines années.











