Aujourd’hui embryonnaire, l’intégration de voitures électriques dans les auto-écoles est en passe de se généraliser. Représentant une flotte de plus de 2 000 véhicules, le réseau ECF compte passer massivement à l’électrique au cours des prochaines années. Alors qu’elles ne représentent aujourd’hui que 4 % de la flotte, les voitures électriques vont progressivement devenir la norme au sein des quelque 1 180 agences du réseau.

Auto-école : pourquoi commencer l’apprentissage par une voiture électrique ?
Fin du diesel dès 2022
Associé à Renault, ECF va organiser sa transition en deux étapes. La première consistera à remplacer l’intégralité des véhicules diesel prévus pour 2022 par leurs équivalents essence.
Étalée entre 2022 et 2026, la seconde étape visera à remplacer l’intégralité de la flotte par de l’électrique. Une transition qui se heurte toutefois à la problématique réglementaire des permis à « boîte manuelle », aujourd’hui majoritaires en France.
« À ce jour, une directive européenne impose une “passerelle” de 7 heures de formation pour passer de la conduite sur une boîte automatique à la conduite sur une boîte manuelle. Cette directive nous impose donc de conserver une large partie de notre flotte en boîte manuelle, donc en véhicules thermiques, puisque, dans le réseau ECF en 2021, seuls 13 % des permis de conduire sont des permis “boîtes automatiques” », pointe du doigt Bruno Garancher, Président des ECF.
Une problématique qu’ECF tente de solutionner en proposant un package hybride. Testé dans trois villes en France, celui-ci propose une formation initiale sur boîte automatique, souvent réalisée avec un véhicule électrique, complétée après l’examen par une formation boîte manuelle. De quoi offrir aux apprenants une formation « complète » qui tient compte de la réalité d’un marché où les boîtes manuelles représentent toujours la majeure partie des ventes tout en maximisant l’usage de l’électrique.
À lire aussi
Pourquoi cette auto-école ne forme que sur des voitures électriques











