Les entreprises françaises achètent moins de véhicules, mais elles basculent de plus en plus franchement vers l'électrique. Selon le dernier rapport publié par Arval Mobility Observatory, 60 742 voitures particulières et véhicules utilitaires légers ont été immatriculés auprès des flottes en septembre 2026, soit une baisse de 4 % sur un an.
Une situation qui contraste avec celle du marché des particuliers. Sur la même période, leurs immatriculations ont progressé de 26,22 %. Un écart de dynamique qui fait reculer la part des flottes dans le marché automobile français à 33,85 % depuis le début de l'année.
| Marché en septembre 2026 | Évolution sur un an |
| Flottes d'entreprise | -4 % |
| Particuliers | +26,22 % |
| Voitures particulières en flotte | +0,36 % |
| Utilitaires légers en flotte | -11,06 % |
Le principal point faible reste le véhicule utilitaire léger. En septembre, les immatriculations de VUL en France ont chuté de 11,06 %, à 21 405 unités. Les voitures particulières résistent beaucoup mieux, avec 39 337 immatriculations et une légère progression de 0,36 %.
Sur les neuf premiers mois de 2026, le constat reste similaire. Les flottes totalisent 502 659 immatriculations, soit un recul de 3,4 %. Les utilitaires légers baissent de 5,12 %, tandis que les voitures particulières limitent leur baisse à 2,3 %.
Dans le même temps, l'ensemble du marché automobile français progresse de 2,3 %, avec 1 484 601 immatriculations. Une reprise largement alimentée par le retour des particuliers dans les concessions.
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Derrière cette baisse générale, l'électrique tire son épingle du jeu. Alors que la flambée des prix des carburants pèse lourdement sur le budget des pros, 20 507 véhicules 100 % électriques ont été livrés aux entreprises en septembre, soit une progression de 57 % sur un an.
En septembre, l'électrique a ainsi représenté 33,76 % de l'ensemble du marché des flottes. Sur les seules voitures particulières, sa part dépasse même les 43 %. Autrement dit, plus de quatre voitures particulières sur dix immatriculées par les entreprises fonctionnent désormais uniquement à l'électricité.
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La montée en puissance de l'électrique pèse naturellement sur les résultats des autres énergies. L'essence chute de 30,11 %, tandis que le diesel baisse de 23,54 %. L'hybride rechargeable recule de 27,53 %, l'hybride simple de 6,82 % et le micro-hybride de 13 %.
Sur les neuf premiers mois de l'année, l'électrique est ainsi la seule énergie à progresser. Ses immatriculations bondissent de 71,66 %, à 153 868 unités, pour atteindre 30,61 % de part de marché.
Avec 30,61 % de part de marché depuis janvier, l'électrique dépasse désormais le diesel, tombé à 28,63 %. Un symbole important pour un marché professionnel qui a longtemps constitué l'un des principaux débouchés des motorisations thermiques.












