Depuis plusieurs semaines, des images montrent des convois entiers de Tesla Cybertruck en route vers Starbase, le site texan de SpaceX. Selon plusieurs sources américaines, les pick-up électriques invendus de Tesla trouveraient ainsi preneur… au sein de l’empire d’Elon Musk. SpaceX et xAI auraient acquis plusieurs centaines d'exemplaires, voire davantage, pour les intégrer à leurs flottes internes.
Elon Musk veut sauver les meubles
Le constructeur californien fait face à une situation inédite. Présenté comme une révolution dans le monde de l'auto, le Cybertruck n’a pas rencontré le succès attendu. Tesla avait initialement annoncé une capacité de production de 250 000 exemplaires par an, mais les volumes réels tournent plutôt autour de 20 000 unités. Résultat, les chaînes de production tournent au ralenti, et les parkings se remplissent avec des milliers d'invendus.
Vidéo – Le Tesla Cybertruck est-il vraiment fait pour l’aventure ? Ce n’est pas si sûr
Mais le milliardaire originaire d'Afrique du Sud ne manque pas d'imagination. Pour éviter une crise d’image et amortir le coût colossal de cette production disproportionnée, Elon Musk aurait donc trouvé une solution en interne. En demandant à ses autres entreprises de racheter une partie du stock, il permet à Tesla de gonfler artificiellement ses chiffres de livraison tout en limitant l’impact financier du fiasco commercial.
Officiellement, SpaceX justifie ces achats par le remplacement progressif de sa flotte de véhicules thermiques. Mais cette explication laisse sceptiques de nombreux observateurs, qui y voient surtout une stratégie comptable déguisée. Plus les mois passent, plus le Cybertruck devient le symbole de la démesure d'Elon Musk.












